Yomawari : Midnight Shadows

Yomawari
Midnight Shadows
Date de sortie : 29 Octobre 2015
Support du test : PC
Langue : 
Date du test : Mai 2018
   « Aujourd’hui mon chien est mort. » Ainsi se conclut le journal de Yui qui décide de se pendre. Elle ne confiera ses réelles motivations que plus tard.

   Yui et Haru regardent ensemble le feu d’artifice éclatant dans le ciel de Yomawari. Leur dernière soirée ensemble, Haru doit déménager. Et alors qu’elles se séparent, des entités essaient de les dévorer. La ville se transforme en cauchemar et Haru fait tout son possible pour retrouver son amie.
2/10
 Il est déception dont on n’aime pas à se rappeler, ni trop parler. Yomawari : Midnight Shadows en fait indubitablement partie. Sans doute mon plus gros flop de l’année 2018, rien de moins… J’ai mis du temps à écrire ces quelques lignes, tant le dégoût était grand, et la tristesse palpable.

   C’est d’ailleurs la raison pour laquelle cette petite fiche ne sera pas construite comme les autres, non. Yomawari ne le mérite pas…
   Loin d’être une catastrophe, le jeu est l’un de ceux qui m’ont le plus hypé en début d’année. De très très loin. Les graphismes mignons m’ont indubitablement fait penser à Hinamizawa, le côté sombre et ténébreux du soft est très bien mis en scène, de même que la narration principale. Mais voilà. Yomawari manque ses objectifs, et de très loin.
   Le titre est court. Tellement qu’il est trop long. Beaucoup trop long. La plupart des passages ne sont pas expliqués, certains sont clairement là pour rajouter de la durée de vie (comme les égouts). La difficulté globale est totalement feinte, uniquement faite pour glaner quelques dizaines de minutes de jeu en plus. Lors de mes premières phases de gameplay, ce jeu figurait dans mes favoris pour le Top 3 de l’année. Puis je l’ai continué. Encore, et encore, et encore… Le titre est bien trop répétitif, se perd dans des longueurs totalement inutiles et grotesques, et nous livre une fin totalement bâclée (la « mauvaise » est d’ailleurs bien meilleure et donne un point final vraiment touchant au jeu).
   Bref, Yomawari sera dans mon flop de l’année. 
6/10

  Un jeu qui commençait très bien. Il donne le ton quand on incarne Yui qui accroche la corde de son chien à un arbre et qui se pend. Bon c’est la première fois que je vois une interaction pour se pendre… Cet opus est la suite de Yomawari Night Alone, que je n’ai pas fait.
   J’adore les jeux d’horreur au graphisme mignon (Mad Father restant ma perle dans le genre). 
   Yomawari a une ambiance bien à lui, des entités essayant de bouffer la pauvre Haru avec le chant des cigales en fond quand elle est en ville.
   Musicalement, les sons jouent un rôle crucial et certains esprits pousseront de longues plaintes.
   On comprend au tout début que Yui est morte puisqu’elle se pend. Mais c’est très confus et mal amené tout du long. Il n’y a qu’un seul passage où Yui n’est pas attaquée par les esprits qui n’ont cure de sa présence puisqu’elle fait partie des leurs. Mais hormis cette séquence, tous les passages avec elle sont similaires avec ceux d’Haru. J’ai trouvé ça illogique. Soit ils s’en désintéressent soit ils essaient de la bouffer quand même. Allez jusqu’au bout de votre idée.
   Il y a trop de longueurs. Placer du Die an Retry à la fin pour rallonger la durée de vie à outrance… Ça c’est moche. Et c’est dommage parce qu’on les suit avec plaisir. Quelle importance qu’un jeu ne dure que quelques heures, tant qu’il est bon ? Quand ça devient punitif, il n’y a plus de plaisir.
   Vraiment dommage quand on voit la créativité qu’ils ont déployée pour créer des monstres intéressants…
   Pourquoi Haru voit les esprits puisqu’elle n’est pas morte ? Bon, on peut supposer que son lien avec Yui est tellement fort qu’elle l’entraîne dans le monde des morts. Sauf que le deuxième chien est en vie, et qu’en aboyant, certains esprits se délitent pour devenir corbeaux ou rats. Comme si Haru s’imaginait le vrai danger. Encore une idée mal amenée et incohérente…
   La ville est vide. On ne croise jamais aucun habitant. Il y a des petites histoires inachevées comme celle du Manoir qui a pris feu. On ne sait rien… Idem pour Monsieur ciseaux (Mr Kotowari). Pourquoi il veut découper des nuques, des bras, des jambes ? Qui était-il avant de devenir une déité ? {Pour moi, ça ce n’est pas une déité, hein…} Il y a des monstres dont on ne sait rien comme la femme qui crée des flaques qui ralentissent et attaque. RAF.

   Pour sauvegarder il faut prier devant une statue de Gizo. Chaque sauvegarde coûte une pièce. Je vous rassure, il y en a plein dans le jeu.

   Il y a de bonnes idées comme la lampe qui révèle les entités, qu’il faut parfois éteindre car d’autres créatures y sont sensibles et attaquent à son contact. Se cacher dans les fourrés, placards, sacs-poubelle… Avec le cœur qui pulse et colore l’écran. Malheureusement il est trop bâclé. Rien que quand on doit affronter Yui. Il ne faut pas se faire toucher une seule fois bien sûr, et attendre que le monstre lui cède la place, c’est à dire 1 SEULE seconde tandis que les attaques résiduelles pourrissent le terrain. Si on ne fait pas assez vite elle se retransforme et attaque. Et, bien sûr, il faut faire cette manip 3 fois de suite… Croyez-moi, ça nous a soûlés !

   Mais sinon l’histoire de Yui était sympathique. Très triste. Et elle ne s’est pas suicidée que parce que son chien est mort, je précise. Je pense qu’il aurait fallu écourter le jeu, arrêter de tabler sur le die and retry pour nous livrer un scénario mieux construit. N’amenez pas des bribes d’histoires d’entités que vous n’avez pas construites…

Laisser un commentaire

Fermer le menu