Auteur(e) : Sarah J. Maas

Date de publication : 2018

Date de lecture : Novembre 2018

Genre : Young Adult, Fantasy, Romance

Nombre de pages : 592

   Feyre a survécu aux défis d’Amarantha. Elle est devenue une Fae, créature immortelle, et a hérité de pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas.

   Mais son cœur est resté celui d’une humaine, et elle ne peut effacer ce qu’elle a dû commettre pour sauver Tamlin et la Cour du Printemps…

   Elle ne peut non plus oublier qu’elle a conclu un marché avec Rhysand, le redoutable Grand Seigneur de la Cour de la Nuit. Une semaine par mois, elle doit séjourner à ses côtés, dans son palais. Et si elle est d’abord réticente, elle va découvrir qu’il est loin d’être le Fae cruel et manipulateur qu’elle pensait connaître. Et, à ses côtés, elle va apprendre à dompter ses pouvoirs d’immortelle. Et douter de ce qu’elle ressent pour Tamlin…

   Mais au-delà de la Cour de la Nuit, une menace se profile à l’horizon. Car les desseins du roi d’Hybern pourraient bien ébranler tout le royaume des immortels.

 

Pas de note
0/10

   Pas lu.

7/10

      Ce deuxième tome me laisse perplexe. Je l’ai lu juste après le premier et… Comment dire… Il a de gros défauts. L’imagination est toujours au rendez-vous fort heureusement. Cependant les illogismes et les incohérences se multiplient. On sent davantage de fébrilité dans ce manque d’expérience flagrant. La plume est fluide, mais le reste…

      Outre le fait que j’exècre plus encore Feyre, elle s’enfonce toute seule en multipliant les « gestes obscènes ». Inutiles, ils gâchent le texte. Elle est encore plus stupide que dans le premier et je l’ai lu jusqu’au bout exclusivement pour son univers, très riche. C’est une égoïste insipide, nunuche.

      Autant j’ai aimé le fait qu’elle choisisse Rhysand, autant ses piques inutiles rajoutent au peu d’intérêt qu’elle suscite en moi. Rhysand, déjà mon perso phare dans le 1, ça n’a pas changé. Sauf que je l’imagine avec la peau blafarde, de longs cheveux noirs, moins de muscles et j’attribue des ailes d’ange déchu à tous les Illyriens. J’ai beau lire un descriptif différent, mon cerveau a décidé que ce serait comme ça. Ne riez pas, vous avez tous imaginé Fitz Chevalerie Loinvoyant (L’Assassin Royal) blanc alors qu’il est noir.

      Bon j’insiste sur Feyre qui sauterait bien sur tous les Grands Seigneurs. Car même si Rhysand est son âme sœur, elle se taperait bien Tarquin après avoir quitté Tamlin… Non mais… sérieux ?

      J’ai apprécié sa destruction à la fin du premier tome. Ce qu’elle a dû infliger puis sa propre mort. Tout ça part aux oubliettes pour un scénario… inachevé. Mal abouti. Rhysand lui explique qu’il a maintenu Velaris secrète pendant 500 ans. Puis décide d’en révéler l’existence aux Reines par preuve de bonne foi pour récupérer l’autre moitié du Livre. What the Fuck ? C’était évident que son Royaume serait saccagé… Le prétexte ne tient même pas la route…

      Et enfin, quand Feyre retrouve l’usage de ses pouvoirs devant le Roi d’Hybern, elle décide… non pas de le tuer parce que ce serait logique et Sarah n’aime pas la logique. Non, elle décide de retourner auprès de Tamlin… Double wtf. Non, s’infiltrer dans son Royaume est un mauvais prétexte. Puisqu’elle le hait, qu’il l’écœure, se donner la peine de lui faire croire qu’elle l’aime toujours est… une aberration. Quand on se libère du passé et qu’on est aux côtés de l’être aimé, on ne perd pas son énergie en vengeance superflue.

      En bref, un flop. J’attendais beaucoup de cette suite, je suis très déçue. Je ne pense pas lire le 3ème.

Extraits

   Dans la pénombre de la chaumière s’élevait un grand rouet fissuré et terni par les ans. Devant l’instrument, me tournant le dos, était assise la Tisserande. Son épaisse chevelure d’onyx tombait jusqu’à sa taille mince et ses mains d’une blancheur de neige enroulaient le fil autour d’un fuseau à la pointe acérée.

   Elle paraissait jeune. Sa robe grise simple mais élégante brillait légèrement dans la faible lueur filtrant par les fenêtres, tandis qu’elle chantait d’une voix pure comme l’or :

   Avec ses os, l’meunier fabriqua

   Une viole pour jouer des airs joyeux,

   Avec ses doigts si délicats,

   Les chevilles de l’instrument hideux.

   Le fil qu’elle enroulait était blanc et semblait doux comme de la laine. Mais ce qu’il restait de mortel en moi savait que ce n’en était pas. Et je préférais ignorer de quelle créature provenaient ces fibres.

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