State Of Decay

State Of Decay
Date de sortie : 5 Juin 2013
Support du test : PC
Langue : 
Date du test : Mai 2018
 State of Decay est un survival-horror sur PC. Le joueur doit y survivre dans un monde ouvert infesté de zombies et trouver de quoi se nourrir, se défendre et s’abriter, en construisant par exemple des fortifications.

7/10
  Introduction

   State Of Decay est un jeu orienté Sandbox vous mettant dans la peau d’un survivant en pleine apocalypse Zombie. Le jeu se veut un TPS novateur et unique en son genre, mêlant habilement l’infiltration, le combat, l’exploration, et la gestion d’une ou plusieurs communautés.
   Lors de sa sortie, SOD promettait bien des choses intéressantes, comme un univers en constante évolution uniquement modifié par vos choix.
   Mais un peu d’histoire : Revenons en 2013. SOD est sorti à peu de chose près en même temps qu’un cador du jeu de Zombie : The Last Of Us. Inutile de vous dire que le titre de Naughty Dogs a totalement éclipsé celui d’Undead Labs. En même temps, les budgets n’étaient pas les mêmes…
   Voyons un peu ce qu’il en est réellement.
   Graphisme
   Concernant le côté graphique, c’est loin d’être moche. Bien au contraire. Les décors sont variés, les couleurs plutôt jolies. De même pour les différents protagonistes, ils sont assez différents et détaillés pour passer un joli moment sans s’éclater la rétine.
   Cependant, plusieurs points blessent gravement : la gestion des lumières est une catastrophe, tout à fait illogique et irréelle. Votre torche est une catastrophe, autant que les explorations nocturnes. Il en va bien malheureusement de même pour plusieurs textures, tout bonnement risibles, et pour les ombres qui, pour une obscure raison (c’était un jeu de mot… connard), sont opaques.
   Heureusement, il existe bien des mods qui pallient ces problématiques et rendent le jeu bien plus joli et agréable.
   J’aurais aimé des différences de saisons, des problèmes de récoltes en hiver, ce genre de choses. Mais le jeu date de 2013, donc je ne lui en tiendrai pas rigueur.
   Bande-Son
   Anectodique, la bande-son sert bien l’action sans pour autant lui donner ce petit côté stressant qu’on était en droit d’attendre.
   Les doublages restent convaincants, de même que la localisation française.
   Scénario
   Vous êtes Marcus Campbell, un employé de bureau parti en vacances avec son meilleur ami Ed. Malheureusement en revenant, vous vous rendez compte que le monde a été dévasté par une invasion de Zombies.
   Il va donc falloir vous tailler votre place dans l’une des communautés, tout en aidant celle-ci à se défendre, à se développer, et trouver les ressources nécessaires à votre survie.
   Sur l’édition de base, plusieurs missions scriptées viendront à votre secours pour faire grandir votre
communauté et vous apporter de nouveaux survivants, tout en vous offrant de petites touches scénaristiques très fortement inspirées par Walking Dead, il n’y a pas d’autres mots.
   Le scénario reste cependant un beau prétexte au jeu en lui-même, bourré d’illogismes et d’incohérences.
   On le ressent d’autant plus dans la version YOSE, qui vous propose un mode de jeu alternatif : « Breakdown » dans lequel le scénario a été tout simplement oblitéré.
   Gameplay
  State Of Decay propose une expérience zombie incomparable, à bien des égards. Je le considère comme le « Mount & Blade » du jeu de survivalisme, tant il est riche, profond, puissant. Je vais vous prévenir tout de suite : vous allez en chier. Et vous allez mourir.
   Si le début du jeu est un long tutoriel, il n’en demeure pas moins complexe et retors. Votre premier sanctuaire, l’Église, va vous en faire baver si vous n’êtes pas préparé. Car il ne va pas falloir que dézinguer du zombie, non, bien au contraire : il va falloir survivre, et prendre soin de votre groupe.
   Comment ? Eh bien en survenant à leurs besoins primaires : nourriture, médicaments, armes à feu,
essence, matériaux de construction. Il va falloir rapidement penser à vous agrandir, à construire des annexes et des dortoirs, à faire évoluer vos tours de gardes, etc…
   SOD propose un système de jeu vraiment unique et singulier, dans le sens ou ici personne n’est à l’abri. Personne ? Pas même votre héros principal ? Oui, PERSONNE. Dans ma première partie, Marcus s’est fait déchiré en deux par un zombie obèse lors d’une mission scriptée. Et, alors que je m’attendais à revenir au précédent point de sauvegarde… j’ai changé de personnage, toute la communauté pleurant sur la mort de ce pauvre Marcus. C’est surprenant, c’est choquant. Mais ici, personne n’est à l’abri, personne n’est épargné. La mort est permanente, et parfois diablement cruelle…
   Une fois cette première expérience en main, le jeu prend une tournure tout à fait innatendue. Le moindre raid devient stressant au possible, envoyer des groupes chercher du matériel un vrai challenge. Qui sait qui va en revenir, et qui va y laisser sa peau ? Et si votre seul médecin ne revenait jamais ? Et si votre tireur d’élite, que vous aviez pris soin d’entraîner durant des heures, se faisait prendre dans une horde décharnée ?
   Au-delà de ça, la mort est un véritable souci palpable, de même que la gestion de votre groupe : manquez de nourriture, négligez-les, et ils mourront ou partiront. Parfois, il arrivera également qu’en chargeant votre partie vous vous rendiez compte qu’en votre absence quelqu’un est tombé malade, s’est fait blesser, ou a tout simplement disparu…
   D’autres événements interviendront régulièrement : les communautés voisines auront besoin d’aide. Aidez-les, et vous serez récompensé par des ressources et un gain d’amitié. Ignorez-les, et vous devrez en subir les conséquences. Et parfois, c’est la mort pure et simple d’un PNJ ou d’une communauté entière, vous laissant un peu plus seul dans ce monde sauvage et dangereux…
   Alors chaque choix, chaque décision, devient un calvaire. Vais-je vraiment faire toute cette route pour aider mes voisins, ou plutôt chercher ces précieux médicaments dont l’un des miens a cruellement besoin ? Vais-je plutôt aller chercher ces clous pour agrandir mon infirmerie, ou attirer l’attention de cette horde qui se dirige vers la communauté voisine ? Vais-je simplement avoir le temps de charger toutes ces provisions dans ma voiture avant l’arrivée de cette horde que j’ai attirée en faisant trop de bruit dans mes fouilles, ou abandonner mon précieux butin au risque que d’autres se servent ?
   Tant de questions que vous allez vous poser, de choix cornéliens que vous devrez faire, sans que jamais vous ne puissiez sauver tout le monde. Car là est bien le drame : vous n’êtes pas un héros, vous n’êtes pas irremplaçable. Et State Of Decay va méchamment vous le faire comprendre. Surtout quand vous aurez la lourde tâche de choisir d’abattre froidement un ami, un frère, infecté et mettant en péril toute votre communauté.
   Le second mode de jeu, « Breakdown », n’est en réalité qu’un challenge qui tait son nom. Le but ici est simplement de survivre le plus longtemps possible. Car au final, vous mourrez. Tout le monde meurt.
   Cependant, le titre n’est pas exempt de défauts, tout au contraire. Certaines fonctionnalités sont aux abonnés absents, et c’est bien dommage. Je pense par exemple à une meilleure gestion de ses troupes, au choix précis des objectifs de recherche, ou encore aux conflits ouverts avec des pillards ou des communautés aux idéaux différents.
   De même, j’aurais aimé pouvoir créer entièrement mon premier avatar, décider de ne pas l’envoyer en mission, ou encore simplement pouvoir établir des routes commerciales avec les autres communautés.
   Conclusion
   Je ne développerai pas plus cette critique, tant State Of Decay est un titre qui mérite d’être découvert si vous êtes passé à côté. Bien loin des jeux triple AAA se contentant de vous raconter une histoire prémâchée, il vous propose de vivre votre propre aventure, d’apprendre de vos propres erreurs.
   SOD est un bijou rare et précieux, malgré ses lacunes techniques et ses bugs qu’on lui pardonne facilement.
   Une fois moddé, le jeu prend une toute autre tournure, bien plus sombre et ardue, que je vous conseille une fois vos premières heures passées sur le titre de base. J’ai refait une partie en désactivant la présence des zombies sur la map, en retirant les éléments brillants et toutes les aides contextuelles… C’était un régal, terriblement flippant et tendu.
   En bref, foncez dessus. Jouez. Vous comprendrez.
 Les +

+ Une difficulté tenue mais gérable.
+ Un gameplay travaillé.
+ Une ambiance zombie inimitable.
+ La gestion des bases, et des survivants.
+ Le permadeath de TOUT LE MONDE.




 Les –

– Des jeux de lumières ratés.
– Effets d’ombres totalement obsolètes.
– Un scénario bancal.
– Certaines fonctionnalités brillent par leur absence, comme les batailles entre communautés.




Pas de note

 Pas fait

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