South Park : L’Annale du Destin

South Park :
L’Annale du Destin
Date de sortie : 6 Mars 2014
Support du test : Ps4
Langue : 
Date du test  : Septembre 2015
   South Park : L’Annale du Destin est la suite de South Park : Le bâton de la vérité. Le joueur va retrouver Stan, Kyle, Cartman et consort, mais cette fois le jeu est tourné vers les super héros crées dans la petite ville du Colorado.

9/10

   Vous avais-je déjà parlé du « Bâton de Vérité » ? Je ne crois pas. Sans doute y reviendrai-je à l’occasion d’une nouvelle fiche lorsque je le ferai (de nouveau). Cet opus nous a permis de découvrir combien le Jeu-Vidéo avait avancé, et qu’avec de bonnes équipes il était possible de proposer une immersion rarement atteinte. Le jeu en entier se construisait comme une trilogie d’épisodes de la célèbre franchise, et était rondement mené.
   Ubisoft embraye donc une nouvelle fois, cette fois en abandonnant le côté « Médiéval Fantastique » pour un aspect  » Super-héroïque ». Mais que vaut cette nouvelle adaptation ? La réponse de suite !

   Amélioration notable :

   J’ai décidé de commencer cette critique en parlant des principales différences entre les deux épisodes de la série. En effet, entre Le Bâton de Vérité et l’Anale du Destin se sont écoulés 3 ans. Et dieu sait que 3 ans, c’est long dans le monde du Jeu-Vidéo.

   Voilà ce qu’on peut dire globalement :
   – Le jeu a subi une large amélioration graphique pour coller aux standards actuels de la série.
   – Un réel effort a été fait sur le Gameplay des combats, devenant ainsi plus immersif et surtout « actif » comparé à l’ancien système.
   – Côté combat toujours, on notera l’effort fait sur la plupart des affrontements « principaux » (c’est-à-dire la grande majorité). Finis les combats débiles et rébarbatifs, bien souvent vous aurez ici des objectifs spéciaux, des interactions uniques, etc… Faisant de chaque combat de véritables pépites.

   Scénario :

   Bienvenue dans la suite directe et immédiate du premier opus ! Le « Nouveau » que nous interprétions déjà dans le jeu précédant est toujours notre héros. Devenu « Roi » après les évènements du premier, il va aider ses disciples à combattre les « Maures » et leur puissant dragon ! Tout du moins jusqu’au moment ou…
   Eh bien, où Cartman, alias « Le Magicien », décide de changer de jeu après avoir découvert une affiche. Une personne recherche son chat disparu, et offre $100 de récompense pour quiconque le retrouvera. Il n’en faut pas moins à ce vénal petit connard pour troquer son chapeau pointu contre sa panoplie du « Coon », réunissant une nouvelle fois le C.A.F (Coon And Friends) pour retrouver ce chat perdu, toucher $100, et pouvoir ainsi signer un important contrat avec Netflix pour la production d’une série télé sur sa franchise de supers-héros.



   Que dire ? Eh bien rien du tout ! Le scénario est tout bonnement GÉNIAL. En parfaite continuation de l’opus précédent, on est immédiatement plongé comme dans la suite d’une saison de série télé que l’on aurait laissée de côté trop longtemps. Le côté ‘ »jeu d’enfant » est encore plus accentué durant cet opus, surtout avec le fait qu’immédiatement après avoir « changé de jeu », on perd TOUTES ses capacités, etc… Pour ne devenir qu’un rookie de super héros, là où quelques minutes plus tôt nous étions le plus puissant de tous les rois.

   Bien entendu, la quête des chats ne sera qu’un prétexte pour nous plonger un peu plus dans une myriade de scénarios secondaires, drôles et décalés, nous faisant traverser la célèbre ville et rencontrer tous ses habitants dans leurs pires sévices. Un plaisir, et un régal.

   Mention spéciale à la quête « fil rouge » du jeu. Si dans le premier opus on devait retrouver tous les « Chinpokomons » (que l’on voit dans un carton dans le garage du héros), ici il faut retrouver de « l’art oriental »… Oui oui, les fameux Yaoi de Craig et de Tweek, et pour le compte du père de Craig qui n’aura de cesse que de nous pousser dans les bras de son fils gay.

   Graphismes :

   Absolument rien à dire. C’est une nouvelle fois une prouesse technique. On est plongé dans la série South Park avec brio. Les temps de chargement sont assez courts pour ne rien briser à l’immersion, les animations excellentes. Même les effets de combats déchirent.



   Bande Son :

   Bon. On va rentrer dans la partie « qui fâche ». Je sais que je ne pourrai pas y couper alors autant y aller de suite : oui, le doublage français est présent. Et oui, il est À CHIER. Suite à des histoires de gros sous entre le studio de doublage et les doubleurs (visiblement, le studio voulait sous-payer ses doubleurs), nous sommes le seul pays DU MONDE à ne pas avoir les voix officielles. Et il est inutile de vous dire que pour la plupart, c’est du gros caca qui pue le vomi.
   Le « nouveau » doubleur de Cartman n’est pas mauvais, on sent vraiment un lourd investissement de sa part pour essayer de coller le mieux possible au personnage. Pour tous les autres, c’est « je ne sais pas ce que je fous là, mais je lis mon texte ». Un carnage.
   Heureusement les voix Anglaises sont disponibles. Bien que je sois totalement contre l’idée, parce que j’adore les voix françaises, j’ai décidé de ne pas sanctionner le jeu pour ce point précis. En effet, étant donné que ce n’est pas la faute du studio mais bien de ces connards du studio de doublage qui, visiblement, se battent les couilles de fournir un travail de qualité, je ne vois pas pourquoi la note globale devrait en pâtir. Mais soyons clairs, si jamais je devais en tenir compte, la note finale passerait à 4/10 aussitôt pour ce seul point.
   South Park est une institution, que l’on aime ou non. Depuis plus de 20 ans il a changé le regard de TOUTE une génération sur bien des sujets, nous faisant (parfois malgré nous) réfléchir sur des pans complets de notre société et de notre rapport aux autres. Alors qu’un studio fasse « ça », c’est tout simplement abject et réducteur. Ça pourrait même faire un bon sujet pour un épisode de South Park, tiens…

   Parenthèse fermée ! Les voix anglaises sont excellentes. Une nouvelle fois, le héros ne parle pas en hommage aux vieux RPG, et le résultat est tout simplement grandiose de stupidité. Les musiques sont excellentes, les bruitages parfaits (sérieusement, comment faites-vous pour reproduire de tels bruits de pets ?).



   Gameplay :

   Tous les petits défauts du premier opus ont été corrigés ! Les combats sont excellents, avec pas mal d’évolutions au fil du jeu qui mettent vraiment du piment dans la partie (comme le coup des « micro-agressions » qui nous permettent de mettre une mandale gratuite en cas d’insulte ethnique, comme nous l’enseigne le fameux PC Principal).
   Le système de combat est avant tout un RPG au tour par tour tout à fait classique mais diablement efficace, comme on n’en fait plus aujourd’hui. Un régal.
   Pour le reste, j’ai vraiment été fan de la plupart des parties du Gameplay : que ce soit la possibilité de changer ses classes de perso et son costume quand on veut (putain j’ai passé des HEURES à changer de costumes et à tester toutes les combinaisons de classes possibles).
   Idem côté « prouts ». Le jeu tourne une nouvelle fois autour du cul du héros et de ses pouvoirs. Désormais, on peut utiliser ses gaz pour arrêter ou remonter le temps (excellent Ubisoft, excellent ! C’est bien l’auto-dérision !), déclencher la rage Berserk de Captain Diabète, ou encore s’envoler grâce à l’Homme Cerf-Volant. C’est crade mais fun et, surtout, diablement pratique.

   Conclusions :
   South Park, l’Annale du Destin est un excellent jeu. Certainement l’un des meilleurs de cette fin d’année comme l’avait été le Bâton de Vérité à son époque. C’est un plaisir de retrouver Mystérion, le Coon, Prof. Chaos, Captain Diabète, Boîte à outils, le Moustique, Quickie, et les autres !
   De même, le jeu n’est (heureusement) pas censuré comme l’avait été le précédent. Et clairement, il va bien souvent BEAUCOUP plus loin. Combat contre les prêtres pédophiles, pissat de chat pour planer, drogue médicinale, pauvreté exploitée… Tout le contenu des dernières saisonx est bien présent, et plus que correctement transcrit. Un plaisir.
   Je ne peux malheureusement pas lui donner la note maximale malgré ma critique dithyrambique, et ce uniquement à cause de la traduction. Concrètement le doublage est à chier, et la traduction française textuelle (j’ai fait le jeu en VOSTFR) trop… Légère. Merde quoi, c’est South Park ! On a parfois le sentiment que la boîte qui s’est occupée de la localisation s’est auto-censurée ! Heureusement cela n’arrive pas tout le temps.

Pas de note

   Je n’aime pas South Park. J’ai vu quelques épisodes il y a 7 ans. C’est un humour sale et des histoires décousues pleines de pipi, caca, vomi, sexe, drogue, maltraitance ; dauphins violeurs d’hommes et dindes chiées par la bouche… Non vraiment… Plus le temps passe et plus je hais South Park. Donc leur jeu, ils peuvent se le carrer dans le cul, ça tombe bien, c’est le second sens de ce titre.

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