Silent Hill

Date de sortie : Avril 2006

Date de visionnage : Avril 2006

Langue : Français

Genre : Horreur

   De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d’une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose, décidée à comprendre l’étrange mal dont souffre son enfant, décide de l’accompagner sur place. Alors qu’elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange n’a rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d’étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu’elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets…
    Avec l’aide de Cybil, de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D’indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu’elle représente dans une malédiction qui dépasse tout…

8/10

   Je suis un grand amateur de la série Vidéo-ludique « Silent Hill » depuis ses débuts, je me devais donc de voir (et de revoir) son adaptation cinématographique.

   Bien que nous ayons tardé à faire cette critique, je vous rassure : nous possédons le dvd que nous avons vu un nombre incalculable de fois…

   Gans y a fait un travail absolument magnifique tant sur le fond que sur la forme, sans jamais tomber dans les travers habituels des cinéastes adaptant des jeux. Ici, et bien qu’on retrouve l’ensemble des codes de la série, le film n’en fait jamais trop. Sobre et magnifique, il nous plonge dans son histoire et sait nous y happer avec force et nous garde de bout en bout…

   Enfin presque.

   Je ne suis pas (mais alors pas du tout) fan des parties avec Sean Bean. Déjà parce qu’il ne meure pas (et ça, c’est pas normal !), mais aussi et tout simplement parce que chacun gâche inéluctablement le rythme et l’angoisse générale. Sean brise l’ambiance, tout simplement. Pour une fois que j’aurais aimé le voir mourir…

   Pour le reste, je n’ai rien à redire. Quelques scènes glauques sont vraiment dérangeantes, bien que le tout n’insuffle jamais véritablement un sentiment de peur. Le film reste tout de même excellent, et l’imagerie de Gans est toujours un plaisir intarissable.

8/10

   Tiens un film d’horreur dans lequel Sean Bean ne meurt pas ! Lol, oh aller rions un peu, le nombre de films dans lequel il crève ont fait l’objet de montages de photos qui ont beaucoup circulé sur la toile.
   Quelle intro ! Et hors de propos car dans ce film il n’est qu’un PNJ contrairement au jeu (Silent Hill premier du nom) où c’est le père qui cherche sa fille.

   Silent Hill est un excellent film, il a une atmosphère unique qui frise la poésie avec toutes ces cendres qui pleuvent sur la ville sur une musique qui colle à merveille. Souvent on peut faire de l’horreur une œuvre poétique comme dans Kara no Kyoukai avec tous ces corps fracassés sur le sol qui ne désiraient que voler librement.

   Rappelons que Silent Hill est avant tout un jeu vidéo, que je n’ai pas fait car même s’il m’a beaucoup attirée, je n’étais pas prête à vivre cette aventure. Mais en ce moment je joue à Evil Within, cherchez l’erreur…
   Il est certain que le film n’est pas aussi oppressant que le jeu du peu que j’en ai vu. En même temps peut-on comparer les sensations qu’un jeu fournit avec un film ? Ça n’a rien à voir. On s’immerge bien plus dans un jeu en principe, il y a le fait que l’on joue qui donne une dimension particulière, notamment aux jeux d’horreur. On a beau avoir conscience que ce n’est qu’un avatar qui est dans l’écran, le scénario nous attrape, on a envie de savoir, on a envie d’en sortir vainqueur.
   Un film a une durée moyenne de 1h30, on sait déjà à quelle heure il va se terminer quand on le regarde. On peut vibrer, je ne le nie pas. Mais ce ne sont pas les mêmes sensations, je le répète. Je ne dis pas non plus qu’un jeu offre plus d’émotions qu’un film, on ne peut pas comparer le coït d’un partenaire à l’autre, chacun apporte des plaisirs différents ; de même que la peur et l’amour ne sont pas dépeints de la même manière d’une œuvre à l’autre, qu’elle provienne d’un animé, d’un film, d’un drama, d’un livre…

   Silent Hill s’inspire de L’Échelle de Jacob mais est avant tout un endroit réel avec des faits réels. Et oui le jeu s’est inspiré de Centralia, en Pennsylvanie. Si vous désirez en apprendre plus sur le sujet, Axolot a publié cet article : La vraie “Silent Hill”. Il y a suffisamment de charbon pour que la ville brûle pendant encore 250 ans. On parle de ville hantée, elle a d’ailleurs été fermée et a inspiré les visions cauchemardesques de Silent Hill, tout le décor qui crame.
   C’est sans doute cette dimension qui donne au film un je ne sais quoi de dérangeant, se dire qu’une ville brûle vraiment depuis 1962 en continu.

   Les acteurs jouent bien, tout est superbement filmé pour un rendu artistique et horrifique qui percute. On se demande où va Rose, quelles épreuves elle va endurer pour trouver Sharon. On se demande si c’est réel. On se demande la finalité de l’histoire avant même qu’elle ne commence. Un film captivant à voir, surtout en cette période d’Halloween !

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