Legend of Mana

Legend of Mana
Date de sortie : 15 Juillet 1999
Support du test : Ps1
Langue : 
Date du test : Mai 2018
L’aventure commence alors que, dans le monde de Fa’Diel, l’Arbre Mana a disparu depuis plusieurs siècles : le travail du héros sera donc de provoquer la renaissance de l’Arbre, qui est également le symbole de la puissance du désir et de l’amour des êtres humains. « La Cage aux Rêves » et « La Légende de Mana » constituent à ce titre les deux dernières missions du jeu, l’une consistant à obtenir l’Epée de Mana (artefact permettant de faire renaître l’Arbre), la suivante consistant à vaincre le côté sombre de la Déesse Mana.
   Legend of Mana se double d’une forte valeur symbolique puisque le héros est invité à reconstruire le monde en aidant les autres, c’est-à-dire en permettant à divers désirs de s’épanouir pour provoquer la renaissance de l’Arbre et du Monde. L’éclatement manifeste de l’intrigue répond donc à un véritable souci philosophique : quand bien même quelques héros sont au centre du Destin (Larc, Sierra, Escad, Daena, Elazul, Perle et le Héros, si l’on en croit Selva et Matilda), c’est bien l’ensemble des habitants du Monde qui peuvent, par leur amour et leur imagination, provoquer la renaissance du Monde.

8/10
Introduction : La série des Manas est sans doute l’une des licences de Square Enix les plus aimées des joueurs. Paradoxalement, et à l’instar des FFCC, c’est également l’une de celles qui sont le plus délaissées… C’est parfois à n’y rien comprendre. Les joueurs sont, pour la plupart (dont je fais partie), grandement lassés des FF « traditionnels ». On veut plus, on veut mieux. Surtout quand on voit ce que la concurrence peut proposer. L’heure est à l’Action RPG, et Square dispose d’une licence exceptionnelle. Alors pourquoi ne pas plus l’exploiter?
   Dans cet avis, je vous propose de revenir sur l’un des meilleurs opus de la licence, et d’en faire le tour.
   Graphisme : Indubitablement, le jeu dispose d’une patte graphique assez unique. Exceptionnelle, même. Faits à la main, les graphismes type « dessins » sont absolument magnifiques et offrent vraiment une ambiance unique.
   Scénario : Y’en a pas… du tout. Ou du moins, pas de quête principale. Le jeu est constitué d’une pléthore de quêtes secondaires que l’on est libre de faire (ou non) dans l’ordre que l’on veut, afin de récupérer de nouveaux « artefacts » capables de débloquer de nouveaux endroits. Si le concept est rafraîchissant, force est de constater qu’on en fait rapidement le tour, d’autant plus que certaines quêtes sont particulièrement retorses dans leur déroulé et ont bien mal vieilli.
   Bande-Son : De même que pour les graphismes, la bande-son est mirifique, exceptionnelle, entêtante. Vraiment unique. Un plaisir auditif qu’on aime à écouter, encore et encore, même en dehors des séances de jeu.
   Gameplay : Bon. On va pas se le cacher, sans doute le plus gros point négatif du jeu. Le titre est punitif, le multi totalement raté. Pis encore, les combats sont relativement chiants (difficile à croire quand on sait que c’est là le gros du jeu) et on finit par bourriner les mobs comme un débile plutôt que de chercher à la jouer stratégique, ou même de prendre plaisir à jouer de manière plus fluide. Alors vous allez me dire « oui, mais à l’époque »… NON. Juste… non. En 1999 sortait également Legacy Of Kain : Soul Reaver. Ou encore Shenmue. Oracina Of Time sortait l’année précédente, Autant vous dire que non, clairement, le système de combat aurait pu être meilleur. Bien meilleur. Square n’avait aucune excuse pour le rater comme ils l’ont fait.
   Conclusion : Très bon jeu à l’ambiance unique et aux couleurs chamarrées, Legend Of Mana reste clairement pour mois le meilleur opus de la saga. Mais force est de constater que son système de combat, autant que le déroulé très brouillon de son histoire perdent un peu le joueur, surtout aujourd’hui. En bref, le jeu a très mal vieilli au niveau de ses mécaniques, même s’il reste un régal tant pour les yeux que pour les oreilles.
7/10

 J’ai eu la chance d’y jouer avec un patch français. Il faut bien avouer qu’il a une patte graphique vraiment unique, un univers entier très fantaisiste. Bon ça ne me dépayse pas, j’ai fait Sword of Mana à mes 14 ans et j’avais adoré. On reconnaît leur style là encore.
   Yoko Shimomura s’est chargée des OST, autant dire que c’est une réussite ! Il y a de très belles envolées. Ci-contre une piste qui suit très bien avec la jolie map aux lueurs éparses affichée plus bas.
   Mais… Malgré la vf, le jeu reste très obscur niveau indications. C’est ce qui m’a décidé à ne pas le finir. Franchement sur le navire, quand le capitaine demande les directions qu’il doit suivre à la chaîne, il n’y a aucun moyen de savoir l’itinéraire exact et pas de possibilité de retour arrière… Merci F3 ! Et merci les soluces sur le net ! Honnêtement les gars, où avez-vous trouvé la patience ?! Oui bon, à l’époque il y avait moins de concurrence, mais tout de même ! Je me souviens qu’à la fin de Sword of Mana j’avais eu le même problème. C’était une sorte de clocher et il fallait frapper les cloches dans un ordre précis, sans la moindre indication… Une de mes correspondantes de l’époque m’avait envoyé la soluce pour que je le termine… Je trouve ça super moyen d’imposer des défis sans la moindre logique…
   Néanmoins, on ne peut lui enlever son atmosphère vraiment unique… Des décors enchanteurs, faits main. Absolument onirique. Dommage qu’il y ait tant de bémols… Fabriquer la carte du monde au fur et à mesure ne m’a pas gênée. Mais n’avoir aucune indication et rater certaines quêtes en conséquence… Bof…
   Les combats sont chiants. Suffit de se tromper de direction pour que les mobs respawnent sur la map et devoir les recombattre… Et pas question de fuir, l’écran se bloque tant qu’ils ne sont pas vaincus… Un peu ça va, mais y a des moments où non, on n’a pas envie… Surtout quand c’est un problème d’orientation…
   Bref, dommage car les personnages sont intéressants, il y a de l’originalité et ça invite au voyage.

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