Auteur(e) : Graham Masterton

Date de publication : 9 Avril 2010

Date de lecture : Octobre 2018

Genre/Thème : Fantastique

Nombre de pages : 480

New Milford, Connecticut, en Nouvelle-Angleterre. Un petit village du comté de Litchfield. Une série d’incidents étranges, des meurtres atroces, et le shérif Jack Smith mène l’enquête. Pourquoi Cordelia Gray, une mystérieuse jeune femme, recherche-t-elle avec autant d’acharnement un tableau représentant douze personnages au visage décomposé ? Ce tableau, datant de l’époque victorienne, est l’œuvre d’un certain Walter Waldegrave, peintre passionné d’occultisme, qui fut l’ami d’Oscar Wilde. Quel est le secret de ce tableau, et surtout qui sont ces douze personnages ? C’est ce que Vincent Pearson, l’actuel propriétaire du tableau, s’efforce de découvrir, à ses risques et périls ! Car la vérité ne tardera pas à surgir et ce sera l’horreur suprême, la vérité sur une famille démoniaque et sur le Portrait du Mal !

Pas de note
0/10

   Pas lu.

6/10

   J’aime bien les idées de Graham, il explore des sujets ésotériques qu’il remixe à sa sauce. En l’occurrence Le Portrait de Dorian Gray ici. J’ai accroché les ¾ du bouquin. À partir du moment où Vincent apprend que c’est la famille Gray qui écorche la populace, il a la possibilité de brûler le tableau pour mettre fin au drame. Mais non… Puis la fin est tellement bateau…

   « Tandis qu’Edward dormait, un petit ver blanchâtre émergea des gerçures chaudes et humides autour de ses testicules et chemina lentement le long de sa cuisse, la tête brunâtre et aveugle se tournant d’un côté et de l’autre. Bientôt il atteignit le bout du pénis flasque, là où il reposait contre la jambe. Le ver rampa sur la partie supérieure du pénis, puis se glissa en dessous, jusqu’à ce qu’il trouve la fente de l’urètre. Il se tortilla et s’enfonça peu à peu à l’intérieur, puis disparut. »

   « Il y avait de la poussière partout ; elle s’accrochait aux objets tel le souvenir grisâtre et tenace de jours enfuis à jamais. »

   « C’est exactement comme si Peter Pan demandait qu’il y ait suffisamment d’enfants qui croient aux fées pour que Clochette reste en vie. Parce que, après tout, de quoi sommes-nous faits, nous, les êtres humains ? Nous ne sommes rien de plus que des assemblages physiques de particules chargées électriquement. Et de quoi est faite notre imagination ? D’assemblages abstraits de particules chargées électriquement. Et croyez-moi, en terme de physique, il n’y a pas une grande différence entre la main que vous pouvez imaginer et la main que vous pouvez effectivement serrer. Messner devint convaincu que des personnages de livres et de tableaux vivaient réellement parmi nous : la fiction et l’art faits chair. Il était sûr que beaucoup de maisons et de lieux évoqués dans des œuvres d’imagination, livres ou tableaux – une fois qu’ils étaient représentés mentalement dans l’inconscient collectif d’un nombre de personnes suffisant – en venaient à exister réellement. Quelque part dans le monde, il y a un Shangri-La. » 
   Il y a des répétitions à outrance ce qui gâche le texte, déjà très long (480 pages et là je les ai sentis passer…). C’est chiant, rébarbatif. Et c’est dommage. L’idée des vers à l’intérieur des corps qui pourrissent tout comme le Waldegrave, c’était sympa. Mais c’est parti en sucette. Cette histoire de bondir de tableau en tableau… non quoi…

   J’ai adoré l’ambiance de Noël, bien que trop alcoolisée. Mais la bêtise des protagonistes, les illogismes, la finalité… Non… Je suis déçue.

   Puisque les Gray n’écorchaient personne initialement, pourquoi leur avoir volé leur portrait, les condamnant ainsi ? Pourquoi la prédiction de la voyante ne se réalise pas ? Certes le futur est fluctuant, mais ce point occupait tellement de pages que la survie de l’inspecteur est choquante. Déception.

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