Le Pays d’Octobre

Auteur : Ray Bradbury

Date de publication : 22 Février 2000

Date de lecture : Septembre/Octobre 2019

Genre/Thème : Recueil de nouvelles, Fantastique

Nombre de pages : 316

   Ceux qui ont lu Fahrenheit 451 et les Chroniques martiennes savent que Ray Bradbury, qu’on a appelé « le roi sans couronne de la science-fiction », est non seulement un maître de la littérature fantastique mais aussi l’un des tout premiers écrivains américains de la nouvelle génération.

   Voici des récits qui ne doivent rien ou presque rien à la science-fiction, des récits plus proches de Poe et d’Ambrose Bierce que d’Huxley ou d’Orwell. Bradbury tient son lecteur en haleine à l’extrême limite du réel, dans cette frange indécise du possible et de l’impossible, où l’on en croit encore ses yeux, où tout pourtant peut arriver… De A qui le tour à la Merveilleuse Mort de Dudley Stone, les histoires effrayantes qu’il vous conte s’ouvrent sur des personnages et des événements qui ne prêtent guère à méfiance… Et de ligne en ligne, les décalages sont si prudents, si subtils, que les cheveux se dresseront sur votre tête avant que vous sachiez exactement pour quelle horrible raison…

   Dans son style poétique et incisif, — l’inimitable style Bradbury, — si merveilleusement coulé à l’histoire qu’il raconte, l’auteur des Chroniques martiennes nous entraîne haletants et angoissés à travers un Pays d’octobre qui est bien de notre monde, et qui se révèle pourtant plus dépaysant que la planète Mars.

Sommaire :

1 – Le Nain (The dwarf)

2 – A qui le tour ? (The next in line)

3 – Le Vigilant jeton de poker d’Henri Matisse (The watchful poker chip of H. Matisse)

4 – Squelette (Skeleton)

5 – Le Bocal (The jar)

6 – Le Lac (The lake)

7 – L’Émissaire (The Emissary)

8 – Canicule (Touched with fire)

9 – Le Petit assassin (The Small Assassin)

10 – La Foule (The crowd)

11 – Le Diable à ressort (Jack-in-the-box)

12 – La Faux (The scythe)

13 – Oncle Einar (Uncle Einar)

14 – Le Vent (The wind)

15 – L’Homme du second (The Man Upstairs)

16 – Il était une vieille femme… (There was an old woman)

17 – La Citerne (The cistern)

18 – La Grande réunion (Homecoming)

19 – La Merveilleuse mort de Dudley Stone (The wonderful death of Dudley Stone)

Pas de note
0/10

   Pas lu.

6/10

       C’est en faisant Life is Strange que j’ai découvert ce roman qui y est cité, Max le considère comme une référence. J’ai donc attendu l’automne pour m’y mettre. Sauf que ce recueil de nouvelles ne se focalise pas seulement sur cette période. On entre en pleine canicule durant les premières, que j’ai passablement appréciées.

      Il y a beaucoup de répétitions, au lieu de donner un effet de style, j’ai trouvé que ça gâchait le tout. Certaines nouvelles m’ont fait décrocher, trop de lenteurs de manque d’intérêt. Mais certaines sont vraiment bonnes, « La Faux » par exemple. Il y a un vrai message, c’est bien narré avec une chute appréciable. « La Foule » est très juste.

      Ce recueil est trop disparate pour lui donner une note adéquate. Le style est bien trop différent d’une nouvelle à l’autre. Sans doute ont-elles été écrites sur plusieurs années.

      Il faut saluer l’imagination de l’auteur, pour l’époque c’était quand même quelque chose.

Extraits

   « La galerie était bourrée de cris. De cris coulant de lèvres béantes de terreur et de langues desséchées, de cris qu’on ne pouvait entendre, parce qu’ils étaient tellement aigus. »

 

   « – Dès l’instant que tu as une religion tu cesses de penser » dit-il. « Il suffit de croire trop à une chose et il n’y a plus de place pour des idées nouvelles. »

 

   « M. Harris se leva. Son SQUELETTE le soutenait ! Cette chose à l’intérieur de lui, cet envahisseur, cette horreur supportait ses bras, ses jambes et sa tête ! C’était comme de sentir quelqu’un juste derrière soi – qui n’aurait pas dû s’y trouver. À chaque pas, il se rendait compte à quel point il était dépendant de cette autre Chose ! »

 

   « Et la lourde lame continuait, soulevée, abaissée, écrasant de son poids, tranchant, séparant avec la fureur aveugle et sauvage d’un homme qui a tant et tant perdu qu’il ne se proccupe plus du tout de ce qu’il peut bien faire au monde… »

 

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