Kingdom Come : Deliverance

Date de sortie : Février 2018

Date du test : Janvier 2019

Langue : Français

Plateforme : Ps4

Genre : RPG, Simulation

   Après la mort de l’empereur Charles IV en 1378, son fils Venceslas IV lui succède, mais se révèle être incompétent pour le trône. Son demi-frère, Sigismond de Luxembourg, Roi de Hongrie et de Croatie, profite de l’opportunité pour enfermer Venceslas et piller le pays.

   En 1403, Henry, surnommé Hal, est le fils insouciant du maréchal-ferrant du village de Skalitz. Il échappe à un raid de mercenaires où meurent sa famille et ses amis, et va par la suite accomplir différentes missions selon les choix du joueur.

10/10

   Cette année sera terrible pour mon top, surtout si elle commence avec un tel niveau !

   Kingdom Come était l’un des titres que j’avais le plus envie de faire l’an dernier. J’ai enfin pu mettre mes mimines dessus, et le résultat est clairement AU-DELÀ de mes attentes.

   Graphismes :

   La première impression quand on lance KC, c’est son côté visuel clairement dépassé, très loin des canons du genre et des triples A actuels. La 3D est bancale, les problèmes de collisions bien trop fréquents et gâchent parfois l’immersion (surtout quand dans une cinématique on ne peut s’empêcher de regarder cette main qui traverse le sol).

   Après quelques heures de jeu, la rétine s’habitue. Le tout est bien plus plaisant, surtout au niveau des décors. C’est un régal de se balader dans cette région si vivante, immersive. Mon plus gros regret : que le jeu ne soit pas en VR.

   Bande-son :

   De ce côté-là, je n’ai pas vraiment à me plaindre : les musiques sont excellentes, de même que les doublages Français. Tout est vraiment au top, même les bruitages sont réalistes et précis.

   Scénario :

   Revivre une époque historique Européenne très peu connue ? C’est plutôt sympa. Il faut bien l’avouer.

   Alors certes, certains passages sont clairement… simplifiés. Mais quel plaisir de suivre les aventures de notre héros tout moche à travers des paysages aussi dépaysants, d’affronter la peste et la diphtérie, etc…

   Certains passages optionnels sont exquis, comme celui de Frère Godwin et des chèvres (no spoil, faites le Vraiment), d’autres vraiment poignants.

   Au final, on s’attache facilement à tout ce petit monde criant de réalisme et de vie. La fin nous laisse certes sur notre faim (justement), mais annonce avec plaisir une suite qui sera la bienvenue.

   Gameplay :

   KCome se définit lui-même comme une simulation médiévale, plus que comme un vulgaire action/rpg. Et ce concept… on le comprend très rapidement. Dès les premiers combats, en fait. Le jeu est dur, indubitablement. Frustrant et diablement rageant…

   Oui mais. Mais on comprend rapidement – du moins si on désire vraiment s’y plonger – que le gameplay est diablement intelligent. En fait, la « difficulté » du jeu est extrêmement relative, puisqu’elle s’amoindrit à mesure que le joueur apprend.

   Et c’est là qu’est la grande force que ce Kingdom Come : l’évolution de la difficulté ne dépend que d’une seule chose : l’implication du joueur. Alors bien entendu, c’est avant tout un RPG ; donc le leveling et l’équipement seront importants… mais contrairement à la majorité d’entre eux, ils n’auront qu’une incidence extrêmement relative. C’est à vous, et uniquement à vous, d’apprendre à viser avec votre arc (et dieu que c’est dur) ; d’esquiver, de parer ou de placer des coups au bon moment.

   Car, tout comme dans une vraie bataille, il n’est pas question ici de bourniner comme un débile, non. La majorité de vos adversaires savent se battre, et donc parer vos coups. Y aller comme sur un vulgaire jeu d’action n’aura pour conséquence que de vous épuiser, sans jamais parvenir à blesser votre adversaire.

   Loin d’être parfait, le jeu aurait pu ajouter des jauges de besoins plus probantes, des maladies, et quelques difficultés en plus qui auraient pu lui faire atteindre le rang de meilleur jeu au monde. Je pense, entre autres, aux problèmes de déplacement à cheval, d’arc (non mais sérieux… quelqu’un arrive à toucher quiconque avec cette connerie ?), ou encore le principe de crochetage… pratiquement ingérable avec une manette.

   Le gros plus du jeu, en revanche, vient de sa gestion de l’évolution de la trame. Qu’elle soit principale ou secondaire, les conséquences (directes ou non) de vos actions pourront avoir des effets assez drastiques. C’est ainsi, par exemple, que n’ayant pas réussi à convaincre un prêtre de me dire où se cachait un fugitif…. je me suis retrouvé totalement à poil, bourré comme un coing, en train de vomir mes tripes tandis que M. le curé imitait la chèvre après une orgie mémorable.

   Et c’est ça également, la force de Kingdom Come. Même vos échecs peuvent mener à des situations imprévisibles et bigrement jouissives. Car dans la vie, les échecs ne sont pas forcément négatifs.

   Conclusion :

   Kingdom Come : Deliverance est le premier jeu auquel j’ai joué en 2019. Il aura certainement une place de choix dans mon top, en décembre ; et restera dans ma mémoire longtemps. Je continuerai à suivre avec assiduité le studio, dans l’espoir de voir poindre une suite sur laquelle je me jetterai comme un éthiopien sur un steak.

0/10

   Pas fait.

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