Dragon Quest XI

Date de sortie : 4 Septembre 2018

Date du test : Octobre 2018

Langue : Français

Plateforme : PS4

Genre : RPG

   Traqué par Mortegor et sa cohorte, Yuusha (Shujinkô) fini séparé de sa mère, qui espère lui offrir une chance de survivre. Un pêcheur le trouve et décide de l’élever.

   Il grandit paisiblement à Caubaltin. À ses 16 ans, il découvre qu’il est l’Éclairé, le héros tant attendu, capable de libérer le monde du joug de Mortegor. Il part donc en informer le Roi Cornelian, censé le guider. Mais il n’est pas aussi bien reçu qu’il l’espérait et les rumeurs le dépeignant comme un être malfaisant vont croître, compliquant sa quête…

8/10

   Introduction :

   J’aime bien Dragon Quest. Lors de mes jeunes années, c’était même ma série de RPG favorite. J’ai fait absolument tous les opus, même ceux qui ne sont jamais sortis en dehors du Japon. Même les jeux annexes type « Sword » ou « Monster Joker ».

   Mais bien malheureusement, force est de constater que la qualité globale des jeux de la série a périclité avec les années. Si les épisodes 4, 5 et 6 sont mes favoris (la trilogie de Zenithia, donc… certains y ajoutent le 9 ; qui soit dit en passant était bon).

   Mais le 7 et le 8… arf. Le passage aux consoles de Sony n’a pas vraiment réussi à la série ; et le mariage avec Squaresoft non plus. Donc voici voilou arriver le 11ème opus de cette saga mythique qui m’a fait rêver autant que rager. Quid de celui-ci ? Eh bien, voyons cela dans un long détail rébarbatif. Parce que oui, je suis chiant quand je veux.

   Graphismes :

   Si le jeu est indubitablement beau (et reprend Toriyama aux manettes des graphismes des personnages) ; force est de constatr qu’il accuse un certain retard. Retard sur les effets. Retard sur les animations. Retard sur le level-design. Sorti en 2017, il s’est heurté à une forte concurrence : Horizon Zero Dawn, Xenoblade Chronicles X, ou encore Zelda BOTW.

   Et s’il aurait gagné à sortir en exclu Switch, Squarenix a pris le parti de le sortir d’abord sur… PS4. Oui, et c’était une belle connerie. Car à aucun moment le titre ne tient la comparaison avec les meilleurs softs de la machine. Sur XboX, vu l’absence abyssale de RPG, il aurait eu un succès fou. Sur Switch, idem, il aurait collé à la perfection. Mis sur PS4, on ne peut s’empêcher de le comparer et de le trouver, au final, très en retard sur ce point.

   Bande-son :

   Les musiques sont bonnes, dans le ton des DQ, mais sans réelle subtilité. En fait, aucune n’est totalement marquante. Les thèmes font certes plaisir aux fans, mais ne sont guère plus aussi impactant que sur Snes.

   Scénario :

   Bon, bon, bon… Très clairement, y’a à manger dans cet opus. Du bon, comme du moins bon. Sans spoiler outre mesure, j’ai bien aimé les retournements de situations inattendues qui parsèment l’aventure principale. Mais il faut bien avouer que certaines facilités scénaristiques ont déjà été vues dix-millions de fois et ne font plus autant d’effet.

   Au final, ce DQ 11 s’articule réellement comme un « vieux RPG », du old-school comme on les aime ; et surtout avec des « gueules ». Les protagonistes sont, il faut bien l’avouer, très bien écrits et vraiment impactants (surtout Silvando).

   Gameplay :

   Très classique dans son déroulé et sa prise en main, le jeu n’offre pas réellement de choix ni de liberté ; du moins pas autant qu’on aurait été en droit de s’y attendre. Deux gammes d’armes pour le héros, des classes très basiques, des combats à l’ancienne. On a vu mieux, même pour des jeux qui se veulent résolument « old-school ».

   De même, un bon gros point noir pour la gestion du cheval qui est tout simplement accessoire et terriblement mal foutu ; alors qu’il avait été mis en avant dès les premier trailers.

   Conclusion :

   Au final, ce DQ11 est un excellent jeu qui pèche par bien des égards. Il saura, comme pour moi, trouver une vraie place dans le cœur des amateurs et des fans de la saga ; mais restera sans doute très obscur – voire totalement oublié – par la grande majorité des autres joueurs. Un bon 8 pour moi, donc ; mais si jeux rester totalement objectif, cet opus est clairement trop en retard par rapport aux ténors du genre pour mériter plus.

9/10

   Honnêtement, sans le dernier donjon, je lui aurais mis 10 ! Mais progressons par étapes. Je suis fan de la licence et pour moi le XI est le meilleur de la série. Entièrement doublé, beau graphiquement, un scénario qui se découpe en de nombreuses quêtes et quêtes annexes ; un régal !

   Ma foi, jouer un garçon ne m’a pas tant dérangée. Mais je regrette qu’il n’ait pas dialogué comme les autres et aussi qu’il dispose de si peu d’expressions faciales. Il faut qu’il soit neutre pour que le joueur s’immerge ? À mon sens, c’est le contraire. Il aurait fallu donner une personnalité entière à Yuusha, jusqu’à son grain de voix.

   Passons en revue les personnages et les armes que je leur ai choisis : Yuusha (Épée à deux mains), Véronica (Canne), Séréna (Baguette), Sylvando (Fouet), Jade (Lance), Théo (Griffes) et enfin… oui je vais un peu spoiler mais il fait partie de l’équipe donc Hendrik (Hache).

   Si vous ne l’avez pas encore compris, vous disposez d’un arbre de compétences et vous pouvez choisir votre arme (dans la limite des capacités du protagoniste). Par exemple, Yuusha peut évoluer en Épée, Épée à deux mains (cette vocation bloque l’usage du Bouclier mais il roxe) + Éclairé. En montant de niveau, vous gagnez des points de compétences que vous pouvez utiliser pour apprendre des techniques et améliorer vos stats. Certaines cases cachées sont un peu chiantes à avoir, il faut passer par une autre discipline pour les débloquer. Et bien sûr les techniques finales demandent beaucoup de points. Exemple Gigacrash qui exige 37 points.

   La Forge vous permet de fabriquer des pièces d’équipements et autres accessoires. Et si jamais vous n’avez pas la recette, vous pouvez tout de même améliorer votre équipement actuel avec vos points de Concentration. Points que vous pouvez échanger contre de l’or à l’Académie de Notre Maître des Médailles. Et avoir une arme +3 n’est pas négligeable pour vous faciliter la vie ! Certaines quêtes vous demanderont des créations de ce genre.

   J’ai aimé la richesse scénaristique. Il regroupe toutes les épices du bon jeu : un bateau, la possibilité de voyager par les airs, des zones arides, glaciales, montagneuses… Bref, tout un panel de décors diversifiés et d’histoires variées. J’ai fini ce jeu en 65h sans pour autant boucler toutes les quêtes annexes. Je n’avais plus envie, tout simplement. Et ce n’est pas un reproche. Je me suis régalée pendant un mois et demi, c’est déjà pas mal, non ?

   La fin du jeu permet d’accomplir de nouvelles quêtes secondaires, mais, non, pas envie. Je me suis bien amusée et c’est le principal.

  Mon équipe finale s’est constituée de : Yuusha, Hendrik, Jade et Séréna. Il faut savoir que comme beaucoup d’opus de Dragon Quest, vous êtes séparé de vos équipiers. Donc pensez à utiliser toutes vos graines (ou presque) sur Yuusha. Bien sûr, vous les récupérez par la suite, mais quand même !

   J’ai ri à différents moments. Pour moi le meilleur perso c’est Sylvando. Gay à souhait, avec son fan-club de danseurs, ses répliques hilarantes, son costume à plumes… Sans trop spoiler, tout ce passage du jeu m’a fait exploser de rire. Notamment quand son père le découvre sous son meilleur jour…

   Puis Faris qui dit au Sultan « Père, mais vous ne deviez pas vendre le Marteau Légendaire pour financer le prochain galop Royal ? » « Silence ! » Et à chaque fois qu’il crie Silence comme ça, j’ai l’impression d’entendre Achmed ! XD « Silence infidele ! I kill you ! » Non mais lol quoi… Après la Quête du rameau irisé qu’il a vendu pour une misère à un habitant de Puerto Valor, il se débarrasse d’objets légendaires comme ça… Ok !

   J’ai trouvé chien qu’il n’y ait pas toujours de points de sauvegarde avant les boss. Je pense bien sûr au Casino quand Yuusha amasse les 10 000 jetons requis pour s’enquiller 2 boss d’affilée, le 2ème piquant leurs PM en les faisant danser et se taper dessus. Alors ok, c’était marrant de voir et d’entendre Sylvando jubiler de cette façon, mais j’ai perdu contre le deuxième et j’ai dû recommencer ! Puis le donjon de fin, comment dire… Pas moyen de se téléporter là-bas, il faut y retourner manuellement à chaque fois et il n’y a qu’une seule fucking statue à l’entrée… J’ai perdu, faute de PM en me disant qu’il y avait forcément une statue avant le Boss, mais non… Bon, la blague, c’est que l’Épée de lumière était moins puissante que ma Claymore incandescente avec laquelle j’ai fini le jeu… J’ai bien trouvé les recettes ultimes, mais j’avais la flemme de revenir en arrière. Donc bon, j’ai fouillé le donjon de fond en comble, à part la porte rouge déverrouillée après la victoire sur le bras droit de Mortégor. Vous avez vu, je ne donne pas son nom pour garder la surprise ! Mortégor donc, a deux formes. Et ce qu’il lance ensuite en état hypertonique est juste abusé… Un Cercle démoniaque qui cause de lourds dégâts à chaque action.

   Je vais clore ici ma chronique. J’ai passé de merveilleux moments dessus, une fois j’ai même joué pendant 3h, un record pour moi ! L’histoire de la sirène fait partie de mes moments préférés. J’ai rêvé dans la ville de Sniflheim. Bon les donjons d’une heure sans sauvegarder, moyen. Mais je ne vais pas baisser davantage ma note, 9 c’est beau et mérité. Très certainement dans mon Top 5 2018.

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