Dishonored

Dishonored
Date de sortie :9 Octobre 2012
Support du test : PC
Langue : 
Date du test : Juin 2018
   Corvo Attano, garde du corps de l’Impératrice Kaldwin est accusé à tort du meurtre de celle-ci, ainsi que de l’enlèvement de son héritière, Emily Kaldwin. Emprisonné en attendant son exécution, il comprend très vite que tout ceci n’est qu’un coup d’état fomenté par un groupe de hauts dignitaires visant à installer Hiram Burrows, maître-espion impérial, en tant que nouveau Régent.
5/10
 Introduction

   Vous le savez, je ne suis pas très chauvin. Alors quand on parle de jeux-vidéo Français, je les loge à la même enseigne que les autres. Et Arkane Studio fait partie de ceux-là. Arx Fatalis a été l’un des meilleurs jeux de mon existence. Dark Messiah Of Might & Magic une expérience plaisante. Donc le studio partait, pour moi, avec des bases très solides. Donc quand je me suis dit « tiens, j’ai jamais fait Dishonored » (et que je l’ai vu en soldes sur Steam, bien entendu), je me suis jeté sur l’occasion avec envie…
   Une envie qui est bien vite repartie.
   Graphisme
   Okay, c’est beau. Sans doute l’une des grosses forces du jeu. Je comparerais sans honte la patte graphique à celle de Bioshock Infinite. Les environnements sont très diversifiés, la qualité au rendez-vous. Non vraiment, c’est beau… et classe. Mais les graphismes ne font pas tout (hein Crytek ?).
  
   Bande-Son
   Là encore, je n’ai pas de griefs, que ce soit sur les doublage ou la bande-son. Le tout est de bonne
facture… Next, please.
   Scénario
   Voilà. On entre dans ce qui est, pour moi, le CŒUR du problème. Le scénario de Dishonored… Merde quoi, je ne parviens pas à comprendre comment la critique a pu être unanime concernant ce… truc.
   Loin d’être une bouse, le monde de Dishonored est très travaillé. Le lore est énorme, et tout a été pensé. Là, c’est cool. Mais le scénario… c’est important aussi, non? Nous plonger dans un monde complexe avec ses intrigues politiques, son énergie à base d’huile de baleine, et autres joyeusetés, vraiment cool, c’est génial ! Mais n’oubliez pas quand même l’histoire que vous nous racontez dans le jeu…
   Et là, bah c’est l’échec critique. Le fameux « 1 » qui s’affiche sur un D20 quand on est en train d’essayer d’esquiver le souffle d’un dragon noir. Tout est d’une banalité affligeante, tout est couru d’avance et prévisible à des kilomètres. Les méchants ont des têtes de méchants et s’expriment comme des méchants de cartoon (et, bien entendu, ils enregistrent leur trahison, on ne sait jamais). Les gentils sont gentils, et merde… qu’est-ce qu’ils sont gentils !
   Tout ici est blanc ou noir. Tout est trop léché, simpliste à l’extrême. Bref, mauvais. Ce constat est d’autant plus affligeant que le lore est, je le répète, totalement dingue et bien construit. Les mecs, vous aviez oublié d’écrire le scénario ou quoi ?
   Pis encore, on retrouve une grande partie de lecture dans le jeu… Je n’ai rien contre, mais ÉCRIVEZ PLUS GROS ! Je me suis brisé la rétine sur ces conneries d’histoires de marins !
   Gameplay
   Je n’ai jamais été un grand fan de la partie « on vous laisse le choix entre l’approche discrète ou brutale » des jeux-vidéo. Vraiment. Merde à la fin, choisissez l’un ou l’autre… C’est le syndrome Assassin’s Creed. On veut se la jouer discret durant les cinq premières missions, avant de comprendre et de réaliser qu’en bourrinant ces abrutis de gardes comme un débile, ça passe crème. Alors on ne se fait

plus chier. On bourrine. Comme des débiles. Et toute la partie infiltration disparaît au profit d’un bien mauvais FPS qui a, au bas mot, cinq ans de retard sur ses concurrents. Les gars, le jeu est sorti la même année qu’Halo 4, Far Cry 3, ou encore Mass Effect 3 (rien à voir, je sais, mais c’est Mass Effect)…
   Le jeu n’est pas nerveux comme un « vrai FPS », ni vraiment difficile comme un « vrai » jeu d’infiltration. C’est l’enfant bâtard des deux. Un échec dans les deux cas.
   Le pire je pense, est cette idée de faux open-world, totalement instancié sous forme de « missions » dans des maps ridiculement petites qu’on va refaire, encore et encore, avec deux trois changements dans le positionnement des ennemis.

   Conclusion
   Vous n’avez jamais joué à Dishonored ? Tant pis, vous n’avez rien manqué. Loin de révolutionner le jeu-vidéo, le titre est assez banal et moyen, avec une narration trop pauvre et un scénario basique à l’extrême. Punitif dans ses phases de pex quasi-obligatoires dans des maps déjà faites mille fois, le jeu est redondant et répétitif, à la limite du vomitif.
   Je lui mets tout juste la moyenne pour ses beaux graphismes et son ambiance sonore, autant que pour son lore. Mais ne vous attendez clairement pas à une fiche du second, la saga est pour moi définitivement enterrée.
Pas fait.

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