Darkest Dungeon

Darkest Dungeon
Date de sortie : 19 Janvier 2016
Support du test : PC
Langue : 
Date du test : Avril 2018
   Vous apprenez avoir hérité du domaine d’un proche parent qui, tout en cherchant la gloire et la fortune en creusant les catacombes sous le Manoir, a déterré des portails menant vers d’ignominieuses dimensions parallèles. Des hordes impies et des horreurs sans nom sont désormais libres, écumant vos terres et réduisant vos villes en cendres.
   Vous devez recruter des héros, des aventuriers intrépides et lancer des expéditions pour nettoyer le domaine et redorer le blason de votre famille.

9/10

Introduction :
   Vous aimez Fire Emblem et les Dungeon Crawler ? Le mode Hardcore de Diablo 3 vous fait bâiller ? Vous avez torché l’ensemble des Souls avec une main dans le slip ? Alors Oyez, braves aventuriers, parce que le plus noir des donjons vous attend !
   Une mise en garde s’impose cependant : Darkest Dungeon est un RPG fait pour les plus fous d’entre nous. Un jeu stressant, comme je n’en avais plus éprouvé depuis Ninja Gaiden : Black sur XboX. Soyez prévenu avant de vous lancer dans l’aventure : pour peu que vous le preniez au sérieux, vous aurez les mains moites, le cœur tambourinant dans votre poitrine, des sueurs glaciales vous parcourant l’échine. Le stress. Le vrai. Le pur.
   Alors que vous soyez masochiste ou en quête de sensations fortes, ouvrez les portes du Hameau et affrontez les dangers. La mort vous y attendra et, bientôt, le petit cimetière derrière cette vieille église branlante sera plus rempli que la taverne…

   Graphisme :
   Le jeu a une patte graphique fort appréciable. Cependant, j’aurais vraiment aimé plus de choix, de détails, de personnalisation pour les héros. Le changement d’équipement n’aura aucune incidence sur
vos avatars, qui finiront par tous se ressembler dans la vie, comme dans la mort.
   Les niveaux sont tous bien semblables, on parcourt les mêmes couloirs, les mêmes décors qui, certes très beaux, n’en demeurent pas moins redondants et répétitifs.
   Seules les cinématiques s’en tirent avec les honneurs.

Bande Son :
   Les OSTs sont loin d’être inoubliables, pourtant elles font leur boulot avec brio. Aussi stressantes que le jeu, elles sauront accompagner vos larmes et votre tension.
   Bien plus qu’une simple musique de remplissage, elle se laisse toutefois écouter même en dehors des séances de jeu.
   Mention d’honneur pour les excellents doublages, le narrateur est brillant et totalement impliqué.

Scénario :
   On ne peut plus simple, il n’est qu’un prétexte à la découverte et à l’exploration des différentes zones. On la suit sans réel intérêt, bien qu’une fois de plus les cinématiques donnent un interêt à l’ensemble.
Gameplay :
   Vous le savez : selon moi, tant que le gameplay est bon, qu’importe le reste, le jeu sera prenant. Et celui de Darkest Dungeon frise la perfection. On s’attache à ces personnages après leurs exploits, on les équipe et on développe leurs compétences… Jusqu’à la mort.
   Le système de stress est excellent. Pour faire court, vos personnages seront soumis à un stress croissant selon différents critères (attaques des monstres, combats contre des monstres qu’ils haïssent, luminosité de vos torches, nourriture, outils à disposition, etc…) Le niveau des monstres et la difficulté du niveau joue également un rôle important. Ainsi, si vous envoyez des néophytes dans un niveau avancé dans le but de les faire XP, ils vont rapidement tomber dans la folie la plus pure.
   La folie justement… La jauge de Stress va de 0 à 200. Une fois à la moitié de celle-ci, la détermination de vos personnages sera testée. En cas de réussite, ils seront nimbés d’une aura de lumière, leurs stats boostées, et ne connaîtront plus la peur jusqu’à la fin du niveau. En cas d’échec en revanche… Ils seront atteints par une affliction (frayeur, folie, agressivité…) qui changera leur comportement et leurs paroles, jouant également sur le moral de vos troupes.
   Si la jauge atteint les 200, votre personnage meurt d’une crise cardiaque. Point.
   Pour faire baisser la jauge de stress, il faudra laisser vos personnages au Hameau pour se reposer dans une salle (bar, maison close, table de jeu, prière, flagellation…)
   Au-delà de ça, le moindre combat deviendra rapidement une source de tension palpable. Il faudra veiller sur vos héros, les laisser se reposer, leur offrir de meilleurs équipements et améliorations, dépenser le moindre de vos sous pour qu’ils survivent. Et, petit spoil : ils ne survivent pas. Jamais. Aucun.
Conclusion :
   Darkest Dungeon… est sans doute l’une des plus grandes claques vidéo-ludiques que je me suis pris dans la gueule ces vingt dernières années. Malgré ses quelques petits soucis techniques et esthétiques, le jeu est un gage de stress allant bien au-delà des Dark Souls. On souffre, on pleure, on soupire de soulagement… Rarement un jeu ne m’avait autant atteint, autant touché, autant impliqué et fait trembler.
   Mais il est redondant, répétitif, et diablement difficile. C’est une expérience à vivre au moins une fois.
Pas de note

Pas fait.

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