Bound By Flame

Date de sortie :  9 Mai 2014

Date du test : Mai 2014

Langue : Français

Plate-forme : Ps4

Genre : A-RPG

   Dans un monde au bord du désastre, ravagé par les 7 Seigneurs du Froid et leur Mortarmée, incarnez un mercenaire possédé malgré lui par un démon de flammes. 

10/10

   Introduction :

   Si vous êtes coutumier de notre blog, et surtout de nos fiches de jeux-vidéo, alors vous savez que parfois je parle de jeux-vidéo-français. Et qu’à chaque fois, sans exception, je hurle mon amour pour Spider (alors que je suis arachnophobe, quand même. Si c’est pas de l’ironie, ça !). Spider, c’est le genre de petit studio indé dont on ne parle pas beaucoup. Le genre à se manger allègrement des notes passables sur les sites dit « spécialisés », là où les triple-A sont encensés comme les nouveaux Dieux.
   Et pourtant. Et pourtant. Spider n’a sorti que 4 jeux à l’heure où j’écris ces lignes. J’en ai dosé 3. Chacun avec le même plaisir, la même joie, la même allégresse. Car Spider, c’est avant tout une alchimie, une magie, unique et sensuelle, de celle qui vous font dire – envers et contre tous les bugs et les malfaçons techniques – que CES gars-là, ils aiment les jeux-vidéo. Qu’ils aiment leur boulot. Alors peut-être est-il enfin temps pour moi de commencer à parler de mes petits chouchous français, de ceux que je préfère – sans aucune nuance – à Ubisoft ou encore à QuanticDream. Peut-être est-il temps de rendre à César ce qui lui appartient vraiment. Et pour cela, quoi de mieux que le tout premier jeu de la firme auquel j’ai joué ?

   Graphismes :

   2014. L’année de sortie de Destiny. De Titanfall. De Watch Dogs. De Dragon Age : Inquisition, ou encore de The Evil Within. 2014 était une grande année pour le jeu-vidéo. Alors forcément, le petit titre de Spider est passé relativement inaperçu dans cette myriade de triple A.

   Sans être une véritable claque, BBF est joli. Très même, bien qu’il n’arrive pas à la cheville des jeux précités. Cependant… cependant, force est de constater que le soft de Spider à ce je-ne-sais-quoi qui tient en haleine, qui nous émerveille et nous retient. Le monde est somptueux, les divers environnements totalement inspirés. Mieux encore, bien souvent les graphismes servent le gameplay via un level-design absolument mirifique qui sert parfaitement son action tout en conservant la cohérence globale de l’univers. En bref, une vraie réussite.

   Scénario :

   Sûrement l’un des points les plus décriés des jeux Spiders. Et pourtant… et pourtant sur moi, force est de constater que ça marche. Ça marche même très bien. Les inspirations à la fantasy sont claires, limpides, à peine masquées. Les héros (de même que pour leurs noms) font indubitablement penser à La Compagnie Noire (série de romans qui mériterait quand même bien son jeu-vidéo et sa série TV, il faut l’avouer).

   En bref, les gars de Spider sont des amateurs de fantaisie, et ils lui rendent grâce avec maestria. Bound By Flame, c’est comme se plonger dans un roman de Dark Fantasy avec délectation. L’évolution du scénario est tant à la fois prévisible et inattendu, surprenant et bien écrit. Le poids de nos choix ne portent pas ici seulement sur le scénario et le monde, mais aussi et surtout sur son personnage, un peu à l’image d’un Fable. Sauf qu’ici, ce sont des capacités, des pouvoirs, qui vont se développer pour ceux qui « acceptent le mal ». Le jeu en devient plus simple, mais aussi très différent. Plus sombre, plus cruel ; à l’image d’un Sith qui renie son humanité au profit de ceux qu’il aime.

   C’est un régal, un plaisir, une pépite.

   Bande-Son :

   Sans être inoubliables, les musiques mettent bien dans l’ambiance et sont assez épiques pour vous galvaniser lors des combats. Un travail de maître, une fois de plus.

   Gameplay :

   Prenez une dose de Dark Souls, une dose de Fable, mélangez. Ajoutez-y un trio d’armes avec ses forces et faiblesses, des mooves stylés et des esquives précises. Voilà le cœur du gameplay des jeux de Spiders. Repris à s’en faire vomir dans l’ensemble de leurs titres, je devrais être méprisant devant cette flemme. Et pourtant… et pourtant je ne peux pas. Parce que ce gameplay est, tout simplement, parfait. Il n’y a rien à redire, rien à jeter. On a le sentiment de maîtriser son personnage, de le contrôler.  Chaque style est suffisamment différent pour être inspiré et inspirant, jouissif une fois la manette en main.

   Le joueur est récompensé de ses efforts, qui apprend de mieux en mieux à maîtriser son personnage, à mesure que lui-même grandit, apprend, évolue. Autrement dit, un gameplay à la hauteur de l’histoire, qui la sert et la fait grandir. Bravo.

   Conclusion :

   Bound By Flame fait partie de mes jeux-vidéo favoris, tout support et toute époque confondus. J’espère que Spider recevra, un jour prochain, les louanges qu’il mérite vraiment.

0/10

   Pas fait.

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