Beyond : Two Souls

Beyond : Two Souls

Date de sortie : 8 Octobre 2013

Date du test : 6 Janvier 2019

Langue : Français

Plate-forme : Ps4

Genre : Action, interactif

 Jodie est née avec une entité liée à elle. Elle l’a prénommé Aiden et le déploie pour se protéger des monstres tout d’abord lorsqu’elle est enfant. Ce talent, jugé comme étant une nuisance par ses parents, ils se débarrassent d’elle dans un centre où elle va passer une bonne partie de sa vie.
   La CIA l’engage pour user de ses talents à leur service. Mais l’homme a des ambitions dangereuses et ouvrir une faille sur le monde des morts amène également des entités malfaisantes…




6/10

Nouvelle critique, cette fois sur l’un des bébés difformes du Père David Cage. Pour une fois, je vais pouvoir étaler la science sur l’une des boîtes que je préfère dans le monde du jeu-vidéo !

   Car oui, pour moi Quantic Dream est « la base » du jeu vidéo. Qu’importe ce que diront les rageux. En 1999, j’achetais un jeu dont je ne connaissais rien sur PC : The Nomad Soul. Et comme toujours à cette époque, mon petit rituel voulait que, dès que je revenais de mes looooongues sorties en quête de jeux, j’allais faire caca en lisant les manuels de mes trouvailles. C’est là que l’une des phrases de Cage, écrite sur la première page du manuel, m’a totalement marqué :

    » Dans le jeu vidéo, tout reste à découvrir. Nous ne sommes limités que par notre imagination ».

   Bon ça fait presque 18 ans hein, donc je vous livre ça dans les grandes lignes. Mais cette phrase m’a marqué au fer rouge, et The Nomad Soul tout autant. Je n’avais jamais encore rencontré un jeu qui avait su m’offrir autant d’expériences différentes et singulières dans un seul et même univers. À la fois RPG, FPS, Jeu de Course, jeu de Baston, de Mechas, d’Exploration, d’Aventure, d’Action… Avec une bande-son issue de mon album favori de Bowie. Bref, une merveille que j’ai refait, encore et encore, jusqu’à la version Dreamcast du même jeu que je laissais tourner en boucle pour écouter les musiques de Bowie (bah oui, j’avais pas le net à cette époque).

   Que de souvenirs ! Aussi quand Farenheit est sorti sur Bobox, je me suis rué dessus… Et c’était grand, c’était fort, c’était beau. Un chouïa trop manichéen à mon goût mais vraiment intense.

   Pourtant après ça, je suis totalement passé à côté des jeux de la firme ; jusqu’à ce que j’offre à Misha une Peuseu4. Et nous voilà repartis pour Heavy Rain et sa « simulation de gros qui se tripote en gros plan sous la pluie ». Incroyable de voir une « simulation » de jeu-vidéo, bizarre et dérangeant même…

   Puis voilà Beyond : Two Soul, où le Père Cage s’est décidé à atténuer les frontières entre jeu-vidéo et cinéma. Grande nouvelle : c’est réussi. Grande nouvelle : c’est mauvais. Enfin, ce n’est pas pitoyable non plus hein… Graphiquement, c’est une claque terrible. Scénaristiquement, c’est du Cage avec beaucoup d’ambition derrière. Alors quoi, me direz-vous ? Eh bien on a atteint les limites du « non jeu », et c’est là que c’est vraiment problématique.

   Parce que oui ma bonne dame, suivre une histoire c’est cool, mais jouer ça l’est aussi. Ici, on est juste face à une succession de choix dont on aurait oublié le plus important : la mort (étrange, quand on sait que c’est le thème principal du jeu en lui-même). Non mais sans rire : il est IMPOSSIBLE de perdre. Même en le voulant. Sauf qu’à partir de là, où est l’adrénaline, le risque et la joie d’atteindre un but ? Eh bien comme la défaite : totalement absent.

   Je passerai sur le côté grotesque de l’histoire, une nouvelle fois bien trop manichéenne et propre, et qui fait clairement la part entre les gentils et les méchants, entre l’ombre et la lumière. Pas de place au gris chez Monsieur Cage, c’est tout blanc ou tout noir….
   Et côté couleurs, je dois avouer qu’il a un petit problème. Le jeu est… Bordel, c’est moi qui vais dire ça ? Le jeu est raciste… Même pour moi qui fais des blagues raciales à longueur de journée, le jeu est raciste. Trop, je veux dire. Enfin trop… Disons plutôt que ce n’est clairement pas de l’humour, mais une espèce de réalité salement ancrée. Les asiatiques parlent avec un accent de « petit nem » qui n’aurait rien à envier aux Inconnus, le noir est le SEUL personnage principal qui meurt vraiment… Non, merde quoi David… Tu peux pas. Pas en 2017. Pas avec autant de sérieux. Ça se fait pas, je te jure…

   Désolé, mais malgré les nombreuses qualités du titre je suis dans l’impossibilité de lui mettre plus que 6, tout simplement parce que nous ne sommes clairement pas face à un jeu-vidéo, mais à l’enfant bâtard et difforme entre le cinéma et le jeu-vidéo… Oui, vous l’aurez compris, un jeu FMV du 21e siècle.

   Alors laisse-moi te poser une question, petit Cage : Si dans le jeu-vidéo tout reste à découvrir, explique-moi pourquoi tu pompes autant sur le Cinéma ? En manque d’imagination ?



8/10

 Ce jeu est une claque visuelle. Je n’ai jamais vu d’aussi belles textures dans un jeu vidéo. Le scénario est bon, les musiques excellentes.

   Le doublage français une merveille. Néanmoins, il relève plus du film que du jeu. Les phases de combat n’ont pas de grosses conséquences si elles sont foirées.
   J’ai adoré ce jeu, néanmoins… l’interaction « pisser dans la neige » était-elle utile ?… Puis l’accouchement, c’est tellement n’importe quoi que j’ai failli l’abandonner. Ça se voit qu’il n’y connaît rien du tout dans ce domaine… Une femme n’accouche pas sur le dos de son plein gré, ce n’est pas naturel… C’est ce qui a cassé toute la grandeur, le réalisme du jeu. Il ne l’aurait pas incluse, ça aurait mieux valu. Quand on crée quelque chose, autant s’informer à fond avant pour éviter de produire un gros caca boudin… Oui cette scène en est un.

   Bon, hormis cela, je me suis retrouvée en Jody pour de nombreuses raisons dont une vie très similaire. Les entités depuis toujours déjà, la claustration. La peur, l’incompréhension des autres.
   Ma vie est plus tortueuse que la sienne, mais son enfance m’a émue.

   Il mériterait un 9, mais je n’ai pas aimé qu’on impose la vibration avec Aiden. Oui je désactive cette option dans tous mes jeux… Et là impossible, ça m’a soulée… Heureusement j’ai un Ignus à la rescousse. Puis c’est plus marrant de jouer à deux. Sauf sur Corpse Party, hein Ignus ? 8-p
   [Parenthèse, nous avons lancé un pari, celui qui gagne a le droit de faire jouer n’importe quel jeu à l’autre pendant 1h, on le saura bientôt.]
   Pour revenir à Aiden, la maniabilité m’a vraiment déplu… On ne pige rien, il traverse les textures c’est bien, mais pour s’orienter… Dois-je rappeler que je n’ai pas le sens de l’orientation ? Sans map c’est quasi impossible… Sauf si j’y passe des années… Et hum, un jeu est fait pour s’amuser. Le punitif non merci. *repense au jeu que va imposer Ignus si je perds mon pari*

   En conclusion, j’ai passé d’excellents moments dessus et je suis bien contente de l’avoir fini, même si Heavy Rain m’a plus happée dans son scénario.

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