Baten Kaitos

Baten Kaitos

Date de sortie : 5 décembre 2003

Date du test : Mai 2005

Langue : Français

Plate-forme : Gamecube 

Genre : RPG

   L’histoire se passe dans un monde d’îles flottant dans le Ciel. Mille ans avant le début du jeu, un dieu maléfique nommé Malpercio envahit le monde. Il fut défait par cinq héros magiciens, qui scellèrent le dieu maléfique dans les cinq « Magnus ultimes », chacun caché dans une des cinq îles principales. Les magiciens quittèrent la Terre polluée et firent léviter les îles dans le Ciel. Les humains se virent ensuite pousser des « Ailes du cœur ».
   Au début du jeu, le joueur apparaît sous la forme d’un esprit au héros du jeu, Kalas, juste avant qu’il ne s’évanouisse, et se lie spirituellement à lui. Le joueur devient alors son Ange gardien. Kalas se réveille dans un hôpital de campagne à Sadal Suud. Il est rapidement rejoint par Xelha. Ensemble, ils libèrent sans le vouloir le premier des cinq Magnus ultimes, qui est rapidement saisi par l’Empire d’Alfard.
   Tous deux vont à Diadem où ils rencontrent Gibari et Lyude. Ils apprennent que l’Empire cherche les Magnus ultimes et que chacun d’entre eux renferme une partie du corps de Malpercio
9/10
 Je n’ai connu BK que sur le tard (et oui, tant Baten Kaitos que Burger King), grâce à Misha. J’étais totalement passé à côté à l’époque de la GameCube, et bien à tord, je dois l’avouer… Car Baten est un must have, autant qu’une perle rare et unique. Un jeu qui se joue sans faim, comme un délicat nectar qu’on reprend sans cesse avec plaisir.
   Cependant, force est de constater que non, le jeu n’est pas parfait… Loin s’en faut. 
 
   Graphisme :
 
   Graphiquement d’abord, le jeu est sublime. Tout simplement. Malgré les limitations de la console, on découvre un univers d’une richesse infinie, subtil et rondement créé d’une main de maître. Chaque île vous plongera dans un onirisme rare et unique, bien loin des canons du genre. Certaines idées donnent encore plus de grandeur à l’ensemble, comme celle de faire du ciel une « mer » peuplée d’Oquerons.
   Malgré les âges, le jeu n’a rien perdu de sa superbe, et est encore très plaisant à regarder. Tout ? Oui, sauf Lyude. Lyude est roux.
 
   Bande-Son :
 
   Magnifique. Grandiose. Chef-d’œuvre. Que dire de plus ? Les musiques s’écoutent sans fin, même en dehors des parties de jeu. Le titre s’offre en plus le luxe d’avoir d’excellents doubleurs, totalement impliqués et vraiment vivants. Tous ? Oui, sauf Lyude. Lyude à une voix de merde.
 
   Scénario : 
 
   Wha… que dire ? Qui est encore capable de nous pondre un truc pareil ? Tant d’idées, dans de si petites têtes, tant de merveilles, tant de rebondissements, tant de tout… Je ne peux en parler, tant je vous gâcherais les milliards de surprises qui vous attendent dans ce jeu incroyable et spectaculaire à la mise en scène épatante. À part, peut-être, pour Lyude. Lyude a une histoire de merde, et en plus tout le monde l’ignore quand il parle. Normal, c’est Lyude.
 
   Gameplay :
 
   Jouer avec des cartes était une idée digne du génie. Les decks sont agréables à faire, de même que les combos et les transformations in-game. Pour faire simple, vous allez souvent avoir la possibilité d’unifier deux ou trois cartes pour en créer une nouvelle, d’augmenter vos dégâts en faisant des suites et des paires, etc… Le must dans tout ça, c’est que ces « Magnus » peuvent perdre de leur efficacité avec le temps, évoluer, changer. Ainsi du lait va tourner avant de donner du fromage, le vin se changera en vinaigre ou en nectar, etc…
   Chaque protagoniste dispose d’ailleurs de son propre ensemble de cartes d’attaques (les épées pour Kalas, les rames pour Gibari, etc…), ce qui donne encore plus ce sentiment jouissif à chaque combat. Sauf quand on utilise Lyude. Lui, il aime les ouvertures mais ferme jamais sa gueule de roux.
 
   Conclusion :
 
   Baten Kaitos est l’un des meilleurs jeux du monde. Tout simplement. Il devrait avoir 10 ? Oui, s’il n’y avait pas Lyude. J’aime pas Lyude.
10/10
 Attention, je m’attaque à mon jeu préféré de tous les temps. Le number one qui m’a fait rêver, voyager, qui m’a inspirée et m’inspire encore… J’ai dû le faire 3 ou 4 fois. Il est onirique, enchanteur, avec un excellent scénario et un système de combat vraiment unique. Je parle bien sûr des cartes avec les chiffres qui peuvent créer des suites, des paires etc… Très original. Au tour par tour avec un délai de temps qui s’amenuise à mesure que les héros changent de classe.
   Par ailleurs, on peut créer de nouveaux Magnus en les combinant pendant le combat. Parfois ça fait sourire. Et d’autres fois, ça engendre des attaques spéciales fort sympathiques.
 
   Baten Kaitos ce sont 6 héros avec une personnalité bien à eux. Pas de copier-coller. Et tout l’intérêt du jeu va réellement démarrer en cherchant l’identité du traître niché dans l’équipe… Quoi, ça ne vous rappelle rien ? Ah si, un de mes livres, La Caravane d’Ahnkilie où le lecteur cherche désespérément qui est le complice de Kadan. Hé oui, j’ai toutes sortes d’inspirations dont celle-ci qui a posé les bases des Papillons Écarlates.
 
   Le scénario est impeccable, toute l’équipe essaie d’empêcher le retour du Dieu Malpercio, dont les morceaux ont été scellés dans chaque île. Bien évidemment, l’un des membres va tout faire pour les contrecarrer avec un double-jeu excellent. Et non, à l’époque, quand j’avais 15 ans, je ne m’y attendais pas ! Pas de spoil sinon ça perdrait toute sa saveur !
 
 

 

   La bande-son… Sans doute l’une des meilleures de Motoi Sakuraba avec Valkyrie Profile 2. Écoutez cette plaisante musique… Un délice… Parfois je restais là à écouter les musiques sur ma Game Cube en rêvassant. J’ai presque tout aimé, sauf la Tour de Zosma et le Désert de Nihal. Et croyez-moi, le jeu est très long, d’autant qu’il faut revenir sur ses pas pour élargir d’anciens donjons (pas autant que Bravely Second je vous rassure).

   Les Magnus que l’on capture se modifient avec le temps. Essence de Pomme = Cidre, Flamme Ardente = Petite Flamme qui s’éteint ensuite etc etc… Même les héros vieillissent. J’ai adoré le concept. Là on a vraiment l’impression qu’ils voyagent pendant des années. Et leur âge respectif varie de 14 à 34 ans au début. Ça fait plaisir d’avoir autre chose que des ados. Non sérieux, vous avez remarqué que dans les 3/4 des histoires ; que ce soit dans les jeux, films, séries, livres, mangas… mettent en scène des ados ? Les auteurs sont bloqués dans leur passé, comme si leur âge actuel les enchaînait… C’est stupide… Je ferme cette parenthèse, Gibari est donc le plus âgé de la bande, vient ensuite Savyna, Lyude et Kalas, Xelha et enfin Mizuti.

 
Ça donne faim… Gibari adore manger des murs en nougat !
 
    Parnasse m’a donné faim ! Bon, Mira reste mon île préférée ainsi que Diadem, même si Wazn a un charme unique avec sa neige étincelante…
 
   J’ai tellement rêvé sur ce jeu. <3 Tellement parfait… Le doublage anglais est à la juste mesure et la France a eu droit à une traduction française à l’époque. Hélas le 2ème opus est toujours à 95% (et le traducteur qui s’en est chargé s’est aussi occupé de Valkyrie Profile Covenant of the Plume, autant vous dire qu’il est excellent !)
   S’il le sort avant le 2 Août (mon anniversaire), ce serait top, dans tous les cas j’aimerais lui offrir un de mes livres en remerciement pour tout le travail que ça lui demande et le plaisir qu’il nous donne ! <3 Merci Lyan53 !
 
 
 
   Toutes ces îles volantes, ça fait rêver… Littéralement… C’est tellement beau, tellement magique… Par moments, je ne faisais rien, juste regarder ces plans magnifiques qui me portaient très loin…
   Il n’y a pas de gros plans 3D, on voit le visage des personnages importants lors des dialogues. Plusieurs expressions faciales sont affichées pour coller aux situations diverses.
 
 
 
 
   Vous incarnez l’Ange Gardien de Kalas, ce qui donne une réelle immersion étant donné que vous n’avez pas de forme précise dans ce monde. J’ai trouvé ce lien très bien fait et exploité. Pas de genre, juste une entité en provenance d’un autre monde. Vous êtes libre d’être sympa ou cynique avec l’équipe et de soupçonner qui vous voulez (ça commencera sur le navire).
 
   À partir du moment où vous saurez qui est le traître, que vous aurez décanté la situation, vous en apprendrez plus sur chaque personnage, sur son île respective qui renferme chaque morceau de Malpercio.
 
 
   Les protagonistes ont des armes différentes (hormis Xelha et Mizuti qui utilisent la magie). Gibari frappe à coups de pagaie, c’est assez singulier, vous en conviendrez !
 
   La quête des constellations m’a beaucoup plu, il faut toutes les rassembler et l’attaque ultime de Gibari fait partie des récompenses. J’adore ce perso et plus tard quand j’ai testé FFX, j’ai trouvé des similitudes avec Waka.
   L’histoire de Lyude est touchante, mais celle de Kalas également.
   En autres quêtes annexes il y a l’arbre généalogique de Quzman. Si vous voulez mon avis, le temps de rassembler toute sa famille (31 membres de par le monde), il a le temps de crever…

   Déposer tous les animaux à Wazn, oui pourquoi pas ? C’était marrant.

 
Vous remarquerez que Malpercio est une incarnation d’organes génitaux avant tout. Je pense aussi à sa « Lumière perverse » qu’il déploie. Un œil à la place du pénis qui tire un trait de lumière. Sans parler des mamelles pendouillantes d’un boss touché par sa corruption. Soyez attentifs, vous serez surpris !
 
   Attention il y a certains Magnus qui ne seront plus disponibles après coup. Comme les constellations dans le Navire Fantôme.
 
   Je vais clore ma fiche ici en espérant vous avoir communiqué tout l’amour que j’ai pour ce jeu. Un amour qui perdure par-delà le temps. Une sensation d’évasion merveilleuse et gourmande qui m’a entraînée dans toutes sortes de décors idylliques.

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