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Avant toi

Date de sortie : Juin 2016

Date de visionnage : Juillet 2019

Langue : Français

Genre : Drame, Romance

   Louisa Clark, dite Lou, est une jeune fille excentrique qui multiplie les petits boulots pour aider sa famille à joindre les deux bouts. Sa bonne humeur est mise à rude épreuve quand elle devient l’aide-soignante de Will Traynor, un jeune et riche banquier paralysé suite à un accident, deux ans plus tôt. Peu à peu, avec l’aide de Louisa, Will perd son cynisme et reprend goût à la vie.

7/10

     L’histoire unique et enivrante de Daenerys Targaryen, mère des dragons (etc…) en quête de collants abeille.

     J’ai particulièrement aimé tout ce qu’elle est prête à faire pour obtenir ce vêtement, quitte même à trouver du travail, se teindre les cheveux, se mettre en couple avec Neville Londubat ;  et déménager de Westeros pour l’Angleterre. Quelle femme !

     Juste déçu qu’on ne voit pas ses dragons. Je m’attendais à plus d’action…

     Et sinon, le film « pour de vrai » ? Bah… c’est une histoire d’amour sympa mais assez banale au final, que ce soit dans sa forme ou son déroulé. Qu’on soit clairs : si vous avez vu déjà au moins une romance dans votre vie, vous saurez à quoi vous attendre. Tous les clichés habituels sont bien là, sans aucun oubli. Le petit ami jaloux et machiste. Le nouvel homme physiquement diminué mais avec un cœur « gros comme ça » dans le fond. Le fait qu’elle va réussir à le changer et lui redonner goût à la vie… tout y est.

     Bon certes (spoil), à la fin il choisit quand même le suicide. Malgré tout, je n’arrive pas à voir ça comme un échec. Sa personnalité a changé, de même que son archétype. On sent une réelle évolution dans le personnage de Will, au début abrupt et austère, à la fin acceptant la mort après de bons moments passés. Donc oui, mission accomplie, succès déloqué.

     Alors, me direz-vous, pourquoi un 7 si je suis si dur avec le film ? Je crois qu’on s’est mal compris. C’est un bon moment. Déjà pour l’interprétation d’Emilia Clark en Lou, déjantée et au style vestimentaire… singulier mais charmant. Clairement, elle nous prouve ses talents d’actrice une fois de plus.

     Ensuite, je dirais que j’aime particulièrement le fait que le film sache prendre son temps, développer ses personnages, mettre en avant ses PNJs. De même, l’humour est présent, bien qu’assez simpliste.

     En gros, j’ai passé un vrai bon moment, même si le film ne me laissera pas un souvenir impérissable.

8/10

        Je tiens à préciser que j’ai abandonné le livre dès le début car je n’ai pas accroché la plume. Voilà, maintenant que c’est dit, passons à la chronique du film ! Emilia Clarke incarne Louisa Clark (histoire de ne pas s’emmêler les pinceaux) et Charles Dance s’est recyclé dans le rôle de Steven Traynor. Je vous jure, ça fait bizarre de les voir sous le même toit une fois qu’on connaît leurs dissentions dans Game of Thrones.

       L’histoire est sympa, Lou est attachante, j’adore ses chaussures à pois. Mais, comment dire… J’ai l’impression que le film censure énormément. On comprend que Will veut en finir, on imagine sans peine que se faire torcher chaque jour, perdre toute dignité, être contraint de se faire nourrir, demeurer bloqué dans un fauteuil roulant après des années de sport intensif, voir sa copine se marier avec un autre ; tout cela contribue à une dépression irrépressible. Sauf que finalement, on ne voit que des bribes. Les scènes qui auraient dû être impactantes sont rayées. Je parle de la fin pour commencer. Quand il choisit de mourir en Suisse. C’est un événement très fort, balayé de l’écran. L’histoire perd de sa richesse à cause de ce choix.

       C’est une jolie romance. Sauf qu’on ne fait que supposer qu’elle rompt avec Patrick (non, pour moi ça reste Neville dans Harry Potter). Du gros casting donc. Et on voit leur couple péricliter de plus en plus, sans toutefois assister à leur rupture. Patrick ne pense qu’à lui, quand il l’invite en vacances en Norvège, c’est pour courir, faire du vélo… Il lui impose tout ce qu’elle n’aime pas et la blâme quand elle refuse. Le fait qu’elle fasse passer Will avant lui l’irrite au possible. C’est un égoïste, un connard plus exactement.

       J’aime beaucoup la personnalité de Lou, ses goûts vestimentaires des années 60, toutes ses couleurs, sa joie, sa candeur… Il y a de jolis plans sur le château. Bien sûr, c’est encore une histoire d’amour avec un riche, autant joindre l’utile à l’agréable, hein ? Je pense forcément à Iron Man qui était plus amoché que lui et a réussi à devenir un super-héros, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Mais ce n’est pas le sujet de ce film, même si avec sa fortune, je suis sûre qu’il aurait pu. La moëlle épinière a beau être méconnue comme ils disent, nous sommes dans « le futur » fantasmé autrefois, oui, il s’est concrétisé ! Avec des lasers qui referment les plaies ouvertes, des androïdes, des voitures volantes qui commencent à envahir le ciel chinois, la VRMMO qui s’expand… Alors, ne me faites pas croire que Will est foutu !

       Lou fait tout son possible pour redonner le goût de vivre à Will. Mais il décide tout de même de mourir. On s’attendrait qu’elle réussisse. Et c’est bien là que j’insiste. Le manque de scènes impactantes. Montrez-le se pisser dessus, se faire nettoyer, être humilié, mourir… Donnez une dimension vivante à tout ce qu’il incarne… Le handicap, dans toute sa souffrance. C’est fort dommage qu’il manque cette dimension. Il ne faut pas craindre de choquer quand on accepte d’aborder ce sujet, on le fait dans son entièreté, sinon ça manque de crédibilité et d’émotion.

       Les acteurs jouent bien, fort heureusement, sans quoi ce serait plat. Il manque trop de passages. Le film passe en accéléré. Trop par moments. Il y a de jolies séquences, comme quand ils s’éclatent à deux sur son fauteuil roulant, ivres et heureux.

       Un film qui aurait mérité plus de profondeur mais n’en reste pas moins superbe.

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