3 Extrêmes

3 Extrêmes

Date de sortie : 20 Août 2004

Date de visionnage :  Septembre 2018

Langue : Français

Genre : Horreur, court-métrages

Nouvelle Cuisine (Dumplings), de Fruit Chan : 
Madame Ching Lee, une ancienne star de Hong Kong approchant la quarantaine, mange les raviolis cuits à la vapeur de Mei afin de rajeunir, sa moralité se heurtant à son désir de rester belle et jeune.
 
Coupez ! (Cut), de Park Chan Wook : 
Un réalisateur aussi acclamé du public qu’apprécié des critiques se retrouve aux prises avec un détraqué qui lui propose un choix terrifiant : tuer un enfant ou assister au découpage des doigts de sa femme pianiste.
 
La Boîte (Box), de Takashi Miike : 
Kyoko se souvient de sa sœur, Shoko. Décédée il y a longtemps à présent, la petite contorsionniste lui réapparaît parfois, avec un visage inquiétant. Responsable de la mort de sa sœur, la jeune Kyoko multiplie les rêves, les songes étranges : elle y est tour à tour asphyxiée, enterrée vivante… aimée.
6/10

   Hum… Trois Extrêmes. Les Chinois, ils aiment bien les mini-films de trois histoires. D’abord l’excellent « Doomsday Book », maintenant…ça. Oui, je dis « ça », et je ne lui mets que 6/10. Pourquoi ?
   Soyons clairs : Parmi les trois histoires, le film commence sur Nouvelle Cuisine. Il n’aurait pas dû. Cette histoire est… marquante. Putain de bordel de merde, j’ai arrêté de bouffer des raviolis après avoir vu ce truc ! Fort, intense, gerbant… il a tout pour lui. Une excellente histoire, une excellente narration, un final grandiose. En bref, un film d’horreur comme on aimerait en voir plus souvent.
   Le problème… c’est que c’est clairement le seul des trois courts-métrages qui vaut le coup. Le second « Coupez ! » aurait pu être sympathique… s’il n’avait pas été placé après. Bah oui, quand on vous donne un excellent spectacle, ce qui vient après est forcément moins apprécié. Et quand c’est moyen plus, on a logiquement le sentiment que c’est très moyen. C’est ce qui se passe ici…
   Le triptyque se termine par « La Boîte », une histoire absurde de pédophile, de contorsionniste, et d’incendie. Une mauvaise histoire de fantôme, très mal mise en scène, et franchement risible sur bien des points. Même pour un court-métrage, il se paye le luxe d’être lent et peu inspiré. Bien pâle en comparaison des deux premiers.
  De fait, vous comprendrez que la qualité décroît à chaque histoire, pour arriver sur un final où… je jouais sur mon portable. La note de 6 est donc là tant à la fois pour saluer la performance du premier, et critiquer les deux suivants. Bien dommage, en tout cas.

5/10

  Je cherchais un truc dégueulasse à regarder. Cinenode m’a proposé 3 Extrêmes, j’ai dit oui.

    Honnêtement, il n’y aurait eu que le court-métrage Nouvelle Cuisine, il aurait mérité un 10, les deux autres gâchent tout. Nouvelle Cuisine donc ! Une quarantenaire qui refuse de vieillir et se rend chez une femme qui confectionne des raviolis à partis d’embryons, voire de fœtus. Sa conscience se heurte à son désir de jeunesse. Il est très bien filmé, divinement dégueulasse. Autant Farrel a eu la nausée, autant moi j’ai tout regardé sans détourner les yeux. Suis-je devenue insensible ? Bonne question.

    C’est excessivement glauque et une mention -18 conviendrait mieux. « Ce sont les os à peine formés qui croquent sous la dent. » La séquence de l’avortement est brutale, mais le coup de tire-bouchon dans l’utérus à la fin encore plus. Et ces bébés morts, criant de réalisme ! Lorsque j’ai écrit Enora, j’ai visionné beaucoup de photos et lu des documents. Alors oui, je peux vous dire que c’est immersif de fait !

    Coupez avait des bonnes idées, mais je pense que c’était trop bref pour vraiment les développer.

    Et enfin La Boîte… Ennuyeux. La fin était vraiment bizarre… Je reste sur un sentiment d’œuvre bâclée.

Enfin voilà, je vais me pencher sur ce que fait Fruit Chan car son univers malsain m’a séduite.

Laisser un commentaire

Fermer le menu