20th Century Boys

20th Century Boys

Date de sortie : 1 – 30 Août 2008, 2 – 31 Janvier 2009, 3 – 29 Août 2009. 

Date de visionnage : Septembre 2018

Langue : Français

Genre :  Science-fiction, Thriller

  En 1969, une bande d’enfants se réunit régulièrement dans leur base secrète. Avec leur chef, Kenji Endô, ils inventent des histoires de science-fiction parlant de la destruction du monde par une organisation maléfique à laquelle ils s’opposent pour devenir les sauveurs du monde. Cette histoire, ils la consignent dans le cahier des prédictions.

Plus tard, en 1997, l’un d’eux se suicide. Kenji, devenu gérant d’un konbini, découvre l’existence d’une secte apocalyptique dirigée par un certain Ami, qui réalise une à une les prédictions que lui et ses potes avaient imaginées.

 

Qui est Ami ? Kenji arrivera-t-il à empêcher la fin du monde annoncée dans le cahier des prédictions ?

10/10

Je ne connaissais pas 20th Century Boys avant de voir le film. Jamais lu le manga, qui clairement ne m’intéressait pas. Cette trilogie… est clairement l’une des MEILLEURES qu’il m’ait été donné de voir.
Un exemple pour le Cinéma Japonais, qui a su tant à la fois faire taire ses détracteurs que ravir ses amateurs. Une pièce maîtresse dans le Septième Art Geek, même ; à la hauteur de ce que Jackson a pu faire avec Le Seigneur des Anneaux. Oui, j’ose le dire.

 

Mais qu’est-ce qui fait exactement que cette trilogie est si exceptionnelle ? Son scénario, tout d’abord. Parce qu’avant d’être un manga, 20th Century Boys est avant tout une œuvre magnifique et évolutive. En effet, au gré des trois films, nous allons bien avoir trois histoires qui nous seront narrées. Trois époques, trois schémas, trois évolutions.
Si le premier est une sorte d’enquête contre une Secte et son mystérieux dirigeant, le second nous plonge dans la folie d’un monde soumis à la dictature ; avec ses luttes de pouvoir et ses insurrections. Le troisième, enfin, est un biopic post-apocalyptique du plus bel effet…
En bref, vous l’aurez compris, 20th Century Boys : le(s) film(s) est une sorte de triptyque temporel, traitant avec passion et inspiration de sujets de sociétés forts, qui nous font forcément échos : la maltraitance, l’isolement social, la pauvreté, la folie, le besoin d’attention, l’amour, la guerre, les sectes, le pouvoir et ses déboires…
Sûrement l’un de mes films favoris, tout simplement, que je vois et revois à chaque fois avec autant de plaisir. D’autant plus que la bande-son est juste Dantesque.
En bref, je vous recommande chaudement cette trilogie si vous ne l’avez pas encore vue. Ou même si vous l’avez vue, d’ailleurs. Revoyez-la. Tout de suite.

 
10/10

 C’est en revoyant 20th Century Boys 8 ans plus tard que j’ai senti le coup de vieux. Autant Paranoïa Agent m’avait épargnée, autant là, avec les dates bien présentes, ça m’a mis une énorme claque. Je me rappelle quand je l’avais vu avec Farrel en 2010 avoir demandé « Tu crois qu’en 2015 il y aura vraiment des lasers en classe ? » « Peut-être, va savoir ? »

 

Hem ! On est en 2018, soit un an après les événements du dernier film. Et tout ça en met plein les dents ! Bon et sinon, la chronique ? J’avais commencé par le manga autrefois. Mais à cause des longueurs, j’avais abandonné. Fiou ça remonte bien à mes 16 ou 17 ans (OMG !)

J’ai reçu le premier film de 20th Century Boys pour mes 21 ans. J’adore le travail de Naoki Urasawa et je me disais que le film épargnerait les longueurs. Et oui, en effet ! J’ignorais alors qu’il y en avait 3.

Dieu que j’ai aimé les revoir ! Bon ça me rappelle que j’ai 29 ans ! Mais à part ça, une pépite, tous les dramas et films-live devraient être aussi bon. C’est ça, la quintessence d’une adaptation.

J’ai la chanson de T.Rex en tête et Gutalala Sudalala ! Je vous jure, ça fait bien une semaine que je les chantonne.

Oh Misha, tu la fais ta chronique oui ?! Ben j’essaie mais c’est si vaste ! Ces 3 films fleurent bon le rock et le complot. Ami utilise des armes bactériologiques pour exterminer l’humanité (en plusieurs vagues, de 2001 à 2017). Et tout ça avec l’approbation du peuple. Il devient une icône religieuse et rallie les foules du monde entier en levant son doigt divin. « Seuls ceux qui croient en moi seront sauvés. » Oui, il aurait dû lever son majeur.

Vous l’avez compris, Ami n’est pas votre ami. Haha, jeu de mot pourri ! Tomodachi souhaite conquérir le monde et ne tient pas à laisser des survivants, hormis ceux retranchés dans les zones rattachées à son enfance. Il refaçonne le Tokyo de 1969, on peut dire que son Syndrome de Peter Pan a pris de graves proportions…

Dès le 1er film on devine qu’il fait partie de la bande de gamins qui se réunissait dans la base. Quant à son identité, l’intérêt est de deviner, sachant qu’il portait déjà un masque enfant. Pas de spoil donc. Regardez l’ending du 3ème jusqu’au bout pour avoir les réponses à vos questions.

Les acteurs sont excellents, investis. Le scénario sort des sentiers battus, du grand Naoki Urasawa, même si ma préférence va vers Monster et son Johan Liebert tout simplement parfait, sans doute le plus grand génie du mal avec une gueule d’Ange… <3

Là, les méchas ne choquent pas du tout. Tout s’imbrique à la perfection. Kenji va reprendre sa guitare pour inspirer l’espoir en ces temps de crise. Il sait que la police travaille pour Ami qui inaugure Amiland pour bien formater le cerveau des gens.

Et pourquoi tout ça ? Pour le fun ! Mais je ne vais pas m’étendre davantage. Que l’on passe de Kenji à Kana en rebondissant sur tous les autres héros qui peuplent cet univers est plaisant. Chaque protagoniste apporte sa pierre à l’édifice, comme toujours avec Naoki Urasawa. Les PNJ n’existent pas, il n’y a que des PJ, même quand on les voit peu.

Une pépite que je recommande à tous !

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